La Manche, un département parmi les moins boisés de France, a récemment subi les effets de la tempête Goretti, survenue dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026. Malgré les conditions climatiques difficiles, les pertes ont été limitées, tant en termes de volume que d'ampleur. Avec 26 860 hectares de forêts, représentant seulement 5 % de son territoire, la Manche est à la merci des tempêtes qui s’abattent régulièrement sur la région.
Dans le contexte de cette tempête, les dégâts ont été nombreux, mais d’une gravité relativement faible. Vincent Joseph, responsable de l’unité forestière de l’Office national des forêts (ONF), a indiqué que « les dégâts sont plutôt importants en nombre, mais assez légers en termes de volume ».
Les principaux massifs de forêts domaniales, notamment ceux de Cerisy-la-Forêt et de Saint-Sauveur-le-Vicomte, n'ont pas subi de dommages significatifs. Ce constat est également partagé par Jean-François Jacquet, représentant des propriétaires forestiers dans la Manche, qui souligne que « les impacts sont plus prononcés dans le Val de Saire, mais rien de comparable à la tempête Ciaran de 2023 ».
Les routes forestières, souvent obstruées par des arbres tombés, restent un point de préoccupation. « De nombreux arbres sont couchés et d'autres se trouvent dans un état précaire après la tempête », a précisé Vincent Joseph. La fermeture temporaire de certaines forêts a été décidée par les autorités pour garantir la sécurité des visiteurs, témoignant de l'importance de la vigilance dans ces conditions.
Avec l’arrivée de la tempête en pleine période hivernale, lorsque les arbres sont sans feuilles, les dommages ont pu être limités. Cependant, des experts mettent en garde : « Avec le changement climatique, les saisons deviennent de plus en plus imprévisibles, et les arbres pourraient se retrouver plus vulnérables », explique Jean-François Jacquet.
Cette situation souligne la nécessité croissante de prendre en compte les effets du changement climatique sur les écosystèmes forestiers. Les forêts, bien que partiellement épargnées cette fois-ci, pourraient faire face à des défis plus graves à l'avenir, invitant à la réflexion sur la gestion durable de ces espaces naturels.







