Mise en ligne ce jeudi, l'adaptation de « Les Sept Cadrans » d'Agatha Christie sur Netflix, avec des acteurs renommés comme Helena Bonham Carter et Martin Freeman, n’a pas su captiver le public. En dépit d’un casting prometteur et de l’aura de la Reine du Crime, le résultat est tristement fade et ennuyeux.
Ce 12 janvier marquait le 50e anniversaire de la disparition d’Agatha Christie, un événement qui rappelle à quel point son œuvre continue de fasciner des générations. Netflix a choisi de lancer « Les Sept Cadrans », inspiré d’un roman publié en 1929, pour célébrer son legs. Aux commandes, Chris Chibnall, créateur de la série saluée « Broadchurch », a été choisi pour offrir une nouvelle vie à cette oeuvre classique.
Après le prologue, qui met en scène la mort dramatique d’un homme dans une arène de corrida vide en 1920, l’intrigue se déplace en 1925, où un jeune homme se retrouve mort dans des circonstances mystérieuses lors d'une soirée mondaine au domaine de Chimneys. Lady Brent, le personnage principal affectueusement surnommé Bundle, se lance dans une enquête pour découvrir la vérité, armée d’un seul indice : une lettre évoquant les énigmatiques Sept Cadrans.
Un casting à la hauteur, mais...
Mia McKenna-Bruce, relativement peu connue, incarne Bundle, tandis qu’Helena Bonham Carter s’illustre en mère protectrice et Martin Freeman en agent de Scotland Yard. Les têtes d'affiche laissent espérer une performance remarquable, mais la réalité s’avère décevante. Le scénario, bien trop verbeux, manque de momentum, tandis que les événements semblent surgir sans véritable cohérence.
Un manque de rythme et de nuances
La direction artistique déçoit également. Les choix visuels sont fades, avec des gimmicks peu raffinés qui tentent de compenser le manque de tension narrative. Les petites touches, comme les cadrans de réveil, paraissent trop évidentes et appuyées, laissant le spectateur en quête d’une atmosphère plutôt que d’effets spectaculaires.
Les performances, bien que techniquement correctes, laissent un goût amer. Lady Brent ne suscite guère d’empathie, et l’on a l’impression que même les comédiens se sentent perdus dans cette production. Martin Freeman semble surjouer, tandis qu’Helena Bonham Carter se limite à une interprétation plutôt terne. Les révélations finales, bien que surprenantes, ne parviennent pas à sauver le spectacle d’un ennui profond.
Un critique du Parisien souligne cette déception collective, mentionnant que le potentiel d’une telle œuvre aurait pu faire de cette adaptation une réussite mémorable. Le générique de fin défile alors, laissant un sentiment d’opportunité manquée à ceux qui espéraient une interprétation vibrante de l’œuvre de Christie.







