Une quarantaine de logements ont leur accès coupé depuis le 9 janvier à Vire-Normandie, suite à un éboulement. La météo et la végétation fragilisent des falaises qui seront inspectées à partir de ce lundi 9 février.
« Ces pierres n'étaient pas là, n'est-ce pas ? » s'interroge Jacques Courteille, maire adjoint en charge des travaux et du cadre de vie à Vire-Normandie (Calvados). La falaise des Rames montre des signes inquiétants de fragilité en ce début de mois.
Le 9 janvier dernier, après le passage de la tempête Goretti, des blocs de pierre se sont détachés et ont obstrué la rue Olivier-Basselin. L'accès a été immédiatement fermé à cet étroit passage, qui dessert une quarantaine de logements, laissant seulement le haut de la rue ouvert. Quelques riverains tentent encore de le traverser, mais cela nécessite des manœuvres délicates, surtout lorsque deux véhicules se croisent.
Au pied de l’éboulement, l’élu prévient : « Nous allons probablement connaître plusieurs semaines, voire plusieurs mois de fermeture » de cette ruelle. La falaise sera examinée dès ce lundi 9 février : « Une entreprise va effectuer des tests sur la solidité et l'intégrité de la roche. »
« On s’inquiète des arbres »
« La falaise est soumise à la pluie, à la neige et au gel, qui détachent la roche, mais aussi aux végétaux et à leurs racines », explique Jacques Courteille. Plus haut dans la rue, un habitant nommé Nicolas confirme : « Nous sommes inquiets à propos des arbres. Ils sont nombreux, très lourds, et leurs racines causent des dégâts. »
Vire-Normandie est une commune à plusieurs niveaux, ce qui accroît le risque. Cet incident déclenchera « un état des lieux général dans d'autres zones à risque », indique l'adjoint au maire. En plus des falaises, les nombreux murs de soutènement, souvent construits en pierres sèches, sont également dans la ligne de mire.
Dans la rue Basselin, l'un de ces murs est déjà fissuré depuis trois mois. La végétation et les intempéries ont fragilisé ces structures. « Des investissements seront nécessaires. La sécurité est notre priorité », souligne Jacques Courteille, qui doit sensibiliser les piétons qui déplacent les barrières pour emprunter une rue maintenant dangereuse, au bord de l'éboulement.







