Le décès récent de Quentin Deranque, un militant identitaire de seulement 23 ans, a provoqué un mouvement d'hommages sur les réseaux sociaux. Cependant, aux côtés des messages émouvants de soutien, des images troublantes ont vu le jour, illustrant des erreurs notables. En effet, ces montages incluent souvent le visage d'un autre homme, à savoir Dylan Guichaoua, responsable local du Rassemblement National, qui a vivement dénoncé cette “fausse information” sur ses réseaux sociaux.
Selon l'AFP, des montages affichant un jeune homme sous un drapeau tricolore circulent depuis l'annonce de la mort de Deranque, accompagnés de messages tels que “Justice pour Quentin”. Toutefois, ces images ne montrent pas le véritable militant, ce qui témoigne d'une manipulation inappropriée des faits.
Dylan Guichaoua a précisé : “Utiliser mon image dans ce contexte est indigne et constitue une tentative de manipulation”. Sa photo, originellement prise lors d'une campagne électorale, a été largement diffusée à des fins erronées, certains montages ayant même fait usage d'outils d'intelligence artificielle.
L’enquête autour de l’agression mortelle de Quentin Deranque, qui a eu lieu à Lyon, continue d'évoluer. Jeudi dernier, plusieurs individus, dont des collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, ont été mis en examen pour homicide volontaire ou complicité. Cette tragédie a mis en lumière non seulement les dangers du militantisme, mais aussi les défis de la vérité dans un monde numérique où la désinformation peut se propager à la vitesse de la lumière.
Des publications douteuses, datées d’avant la confirmation de son décès, ont également contribué à la confusion. Certaines d’entre elles évoquaient déjà le “décès du jeune Quentin”, faisant écho à une situation alarmante pour la liberté d’expression et l'intégrité de l'information. Alors même que des visuels erronés continuent d’être partagés, les véritables portraits de Quentin ont contaminé le paysage numérique, soulevant des questions sur le respect de la mémoire des défunts.
Évoquant d'autres confusions, certaines images relayées ont été complètement fabriquées, d'autres représentant des individus n'ayant aucun lien avec le militantisme ou le tragique événement. Les journalistes de Le Figaro soulignent les enjeux cruciaux d'une telle désinformation dans le climat actuel.
En conclusion, alors que la communauté pleure un jeune homme dont la vie a été brutalement interrompue, la diffusion incessante de fausses images soulève des interrogations sur la responsabilité des utilisateurs des réseaux sociaux. La marche en son honneur prévue à Lyon ce samedi, soutenue par des groupes d'ultradroite, devra forcément naviguer entre respect et désinformation dans ce contexte déjà tendu.







