Le 24 février 2026 marque le quatrième anniversaire de l'invasion russe en Ukraine. Selon les chiffres officiels, plus de 118 800 Ukrainiens ont trouvé refuge en France. Leurs histoires sont marquées par la lutte pour reconstruire leur vie loin de leur terre natale
Plusieurs millions de personnes ont fui la guerre, pour échapper à un quotidien de bombardements incessants, tandis que la France est devenue la douzième terre d'accueil de l'Union européenne pour les Ukrainiens, accueillant principalement des femmes et des enfants, selon le ministère de l'Intérieur.
Quatre ans plus tard, beaucoup ont réussi à s'intégrer, à apprendre la langue et à trouver un emploi. Cependant, ils expriment tous la difficulté de devoir se reconstruire en étant éloignés de leur pays et de leurs proches, tandis que la solidarité, bien qu'encore présente, commence à s'estomper.
"On va construire notre vie ici"
Pour de nombreux réfugiés, l'idée d'un retour en Ukraine paraît de plus en plus lointaine. "Au début, nous pensions rester quelques mois", confie Anna, une mère de famille ukrainienne résidant à Avignon. Elle souligne à quel point ses enfants se sont bien adaptés aux écoles françaises. "C'est sécurisé pour eux. Nous allons construire notre vie ici", déclare-t-elle avec détermination.
Nataliia Marchenko, installée à Reims, partage une autre histoire. "Ma vie a changé en France", déclare-t-elle en évoquant les défis qu'elle a dû surmonter, notamment en aidant son fils de 16 ans à s'intégrer après avoir perdu ses repères.
La douleur des proches restés en Ukraine
Alors que l'espoir d'un retour diminue, la douleur de l'éloignement de leur pays d'origine s'intensifie. "Ça nous manque beaucoup", témoigne Olga Labenko, qui vit maintenant en Petite-Camargue. Elle ressent la perte des repères et des liens familiaux qu'elle n'a pas pu revoir. "C'est compliqué de réaliser que je n'ai pas vu ma famille depuis notre départ", regrette Anna Seleznova, étudiante à Nancy.
Le maintien de la solidarité
Au-delà de ces défis personnels, les réfugiés s'inquiètent pour l'avenir de la solidarité envers les Ukrainiens en France. Les autorités semblent ignorer la situation des réfugiés, tandis que les aides diminuent. "Rester solidaires est crucial, car rien n'a changé en Ukraine", insiste Olga Kostenko, présidente de l'association Promo Ukraïna à Strasbourg.
Les récits de ces réfugiés témoignent de leur force et de leur résilience face à une réalité difficile. Comme le rappelle Vitaly, ingénieur à la retraite, "dans le cœur de l'Europe, les gens meurent chaque jour à cause de cette guerre. C'est Poutine qui tue". La communauté internationale doit rester vigilante et solidaire face à ce conflit.







