Trois prétendants aspirent au poste de maire de Montmorillon, une ville emblématique du Sud-Vienne, reconnue pour sa riche histoire littéraire et ses célèbres macarons. Les candidats, Christophe Martin (divers gauche), Juliette Kocher (divers centre) et Jean-Luc Souchaud (divers droite), s'engagent dans une triangulaire qui s'annonce passionnante.
Christophe Martin, élu sortant et membre de la majorité actuelle, défend son bilan tout en s'appuyant sur le renouvellement de son équipe. Catherine Plas, future première adjointe, souligne que 80% de son équipe est nouvelle. Leur programme inclut des initiatives telles que la prolongation de la cantine à 1 euro et l'ouverture d'une maison de santé. "Nous voulons également créer un espace dédié aux jeunes," déclare-t-elle.
À l'opposé, Juliette Kocher envisage de devenir la première femme maire de la ville. Elle plaide pour plus de transparence dans la gouvernance et propose des conseils municipaux filmés. Elle souhaite également consulter les habitants sur la mise en place de caméras de vidéoprotection pour contrer les incivilités. Jean-Luc Souchaud partage aussi cette préoccupation, en insistant sur l'importance de la propreté dans la commune et sur le besoin de bancs pour les aînés.
La culture au cœur de la campagne
Le patrimoine culturel de Montmorillon est un axe crucial pour toutes les équipes. Christophe Martin propose d'agrandir le musée d'art et d'histoire, tandis que Juliette Kocher souhaite rendre le salon du livre plus inclusif, axé sur la littérature jeunesse. Parallèlement, Jean-Luc Souchaud envisage la création d'un parcours culturel et d'un musée dédié aux cartes Rossignol, symboles du savoir-faire local.
Un label pour les commerces ou une prime à l'installation ?
L'attractivité commerciale du centre-ville est un enjeu central. Martin et Kocher prônent la mise en place de baux avantageux pour les commerces éphémères. Souchaud, de son côté, propose un label pour attirer le tourisme, confiant que "les labels attirent la clientèle".
Un prêt à trois millions d'euros qui interroge
Les critiques fusent quant à la décision de la majorité sortante de contracter un prêt de 3 millions d'euros pour l'aménagement des Ilets. Kocher et Souchaud craignent que cet emprunt grève les finances de la ville. Martin, cependant, défend son choix, arguant que 50% de l'emprunt est soutenu par des subventions, assurant que l'endettement est contrôlé et en dessous de la moyenne nationale.
Les résultats de cette élection pourraient déterminer l’avenir de Montmorillon et ses ambitions de transformation. Les échanges promettent d'être riches lors des prochaines semaines à l'approche des élections municipales de 2026.







