Le président américain Donald Trump a annoncé ce lundi qu’il avait engagé des discussions avec l'Iran pour tenter de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Cependant, Téhéran a rapidement démenti ces assertions, qualifiant ces déclarations de « fausses informations destinées à influencer les marchés financiers et pétroliers ».
Dans une évolution surprenante, Trump a ouvertement mentionné des « négociations » avec un officiel iranien non précisé, tout en annonçant un report de cinq jours des frappes envisagées contre des installations vitales en Iran, alors même que Téhéran avait intensifié ses tirs de missiles vers Israël.
D’après le média Axios, des discussions auraient eu lieu entre le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, et des émissaires américains. Toutefois, selon la version de Téhéran, ces échanges seraient basés sur des nouvelles erronées visant à désorienter l'opinion publique et les marchés. Un représentant iranien a affirmé sur X que des « fausses informations » circulaient pour retirer les États-Unis et Israël des difficultés dans lesquelles ils se trouvent actuellement.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exprimé que Trump percevait des opportunités de réaliser les objectifs de la guerre au travers d’un accord susceptible de préserver des intérêts fondamentaux pour son pays.
Téhéran parle de « messages » transmis via des « pays amis »
Le ministère iranien des Affaires étrangères a nié toute forme de négociation avec les États-Unis durant les dernières semaines de conflit, tout en admettant avoir reçu des messages américains relatifs à la possibilité de pourparlers par le biais de « pays amis ». Les rumeurs selon lesquelles des émissaires américains comme Steve Witkoff et Jared Kushner pourraient se rencontrer avec une délégation iranienne cette semaine au Pakistan continuent de circuler.
En réponse aux interrogations de l’AFP, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué que ces spéculations devaient être considérées avec prudence tant qu'aucune annonce officielle n'était faite. Sécurisant la position de Washington, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a également promis son aide pour ramener la paix dans la région.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Sur son réseau Truth Social, Trump a déclaré qu’il reportait de cinq jours les frappes initialement prévues sur des infrastructures en Iran, à condition que le détroit d’Ormuz, essentiel pour l’approvisionnement en hydrocarbures, soit débloqué. En conférence de presse, il a évoqué des « points d’accord majeurs » sans dévoiler son interlocuteur, tout en menaçant de relancer les frappes si les négociations n’aboutissent pas.
Des infrastructures énergétiques iraniennes visées
Malgré les discussions, l'agence Fars a rapporté que des infrastructures énergétiques en Iran avaient été frappées par des opérations israélo-américaines. Ce retournement de situation, survenu avant l'ouverture des marchés financiers, avait provoqué une chute brusque des prix du pétrole, bien que ceux-ci aient ensuite légèrement rebondi.
Face à l’ultimatum de Trump, l’Iran avait averti qu'il fermerait totalement le détroit d’Ormuz et viserait toutes les infrastructures américaines dans la région. De leur côté, les médias iraniens ont publié des listes de cibles potentielles, incluant des centrales électriques en Israël.
La situation au Liban s'est également aggravée, avec de nouvelles frappes israéliennes rapportées, causant plusieurs pertes humaines et déplacés dans la région. Pendant ce temps, des pays du Golfe, comme l’Arabie Saoudite et le Koweït, ont annoncé avoir intercepté des drones et missiles hostiles venant d'Iran.







