Depuis le début de l'année 2025, une revalorisation automatique de 2,2 % sur les pensions de retraite était prévue. Pourtant, des milliers de retraités constatent que cette augmentation fait défaut. L'Assurance retraite minimise ces cas, tandis que la CGT révèle de multiples dossiers en attente.
Retard critique : un service à bout de nerfs
La motion de censure adoptée le 4 décembre a bloqué l'augmentation du budget de la Sécurité sociale, limitant les hausses des pensions de retraite. Alors qu'une augmentation de 0,8 % avait été envisagée, c'est finalement la revalorisation standard de 2,2 % qui a été mise en œuvre, touchant 15,4 millions de retraités. Cependant, comme le rapportent nos confrères de Ouest-France, de nombreux retraités restent dans l'incertitude.
Il est systématiquement attendu que cette revalorisation soit visible sur les pensions de février. Cependant, un retraité rennais de 76 ans a découvert que, pour la première fois en treize ans, le coup de pouce financier ne s’est pas listingué automatiquement. En attendant, la Carsat de Bretagne semble débordée.
Démarches Laborieuses : vers une possible aggravation
Une autre retraitée d'Essonne souligne une situation similaire. Éprouvée par le processus, elle affirme que sans un appel ou un courrier à la Caisse d'assurance vieillesse Ile-de-France, sa pension de 1 000 euros ne progressera pas. En 2023 et 2024, la revalorisation arrivait avec quelques mois de retard. Cette année, aucun signe d’augmentation en vue.
De son côté, l'Assurance retraite reconnaît des délais dus à des dossiers complexes, et assure que seuls 0,2 % des bénéficiaires, soit environ 1 500 personnes, sont concernés. Autrefois, les équipes étaient renforcées pour traiter les demandes déposées.
Vérifications essentielles pour les retraités
Cependant, un syndicaliste CGT conteste cette vision, soulignant un manque de personnel et des systèmes informatiques souvent désuets. Il dénonce que des milliers de dossiers sont laissés à l’abandon, apparents depuis des années, et que la Cnav semble attendre que les concernés prennent l'initiative de se manifester.
Les retraités sont donc invités à scruter les montants de leur pension versée en février. La revalorisation de 2,2 % devrait y figurer, mais d'autres facteurs, tels que l'augmentation des cotisations sociales (CSG, CRDS, Casa), pourraient influencer le montant final. Ainsi, la nature de la CSG, qui varie selon les niveaux de revenus, a également un effet sur le calcul des pensions de retraite.







