À compter du 8 décembre 2023, tous les vignerons seront tenus de divulguer l'intégralité des ingrédients présents dans leurs vins. Cette mesure, inscrite dans la réglementation européenne, vise à accroître la transparence pour les consommateurs.
Jusqu'à présent, le secteur viticole était exempt des règles d'étiquetage qui s'appliquaient déjà à la bière et aux spiritueux. Le règlement 2021/2117 impose aux producteurs d’informer les consommateurs sur les denrées alimentaires, incluant ingrédients et information nutritionnelle. Les vignerons auront ainsi le choix entre deux types d'étiquettes : en papier classique ou au format électronique via QR code.
Ce qui doit apparaître sur les étiquettes
Le raisin étant la composante essentielle du vin, la liste des ingrédients devra être fournie dans l’ordre de leur poids lors de la fabrication. Les alcools peuvent contenir des substances additionnelles, comme le sucre ou divers additifs. En ce qui concerne l'information nutritionnelle, seule la valeur énergétique figurera sur les étiquettes papier, symbolisée par un "E" (pour énergie), exprimée en kilo joules (kJ) ou en kilocalories (kcal) pour 100 ml. Pour une déclaration complète, les informations devront être accessibles électroniquement conformément aux indications fournies sur l’étiquette. Les vins étiquetés avant le 8 décembre 2023 pourront continuer à être commercialisés jusqu'à épuisement des stocks, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Les additifs présents dans le vin
En France, la production de vin est encadrée par des régulations strictes. On compte 49 additifs autorisés pour les vins conventionnels et 38 pour les bio. Pour les vins dits naturels, seul le dioxyde de soufre, également connu sous le nom de sulfites (E220), est permis à faible dose. Ce composant est essentiel pour ralentir les réactions d'oxydation et prévenir la contamination microbienne. Cependant, il peut engendrer des réactions allergiques chez certaines personnes sensibles, d’où l’obligation de mentionner : "contient des sulfites" sur les étiquettes. La réduction des sulfites dans le vin s'impose donc comme un véritable enjeu de santé publique.







