Depuis les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé concernant la viande rouge, le marché de la charcuterie en France est en pleine tourmente. Les bouchers et charcutiers ont observé une chute significative de 5% de leurs ventes depuis octobre. Cette tendance n'épargne pas les produits emblématiques tels que le pâté, le saucisson et le jambon.
Les rayons des supermarchés, jadis prisés pour leurs offres de boucherie et de charcuterie, montrent des signes d'abandon. Les données du cabinet IRI, rapportées par l'AFP, soulignent qu'entre fin octobre et début novembre, les ventes de ces produits alimentaires ont enregistré une baisse alarmante. Le cabinet Nielsen fait également état d'une tendance similaire, avec un recul de 4,9% noté lors de la semaine du 8 novembre, suivi d'une légère amélioration de 2,6% la semaine suivante. Même les produits phares comme le foie gras, à l'approche des fêtes, souffrent avec une chute de 27,3% de leurs ventes, tandis que les rillettes, souvent prisées dans les sandwichs, voient leur chiffre diminuer de 11,7% selon Nielsen.
Ce déclin évident des ventes peut être attribué à l'avertissement majeur de l'OMS, classant la viande rouge et la charcuterie comme "probablement cancérogène pour l'homme". Bien que cet avertissement ait été nuancé peu après par l'OMS, qui a expliqué qu'il ne fallait pas cesser complètement la consommation de viande transformée, la réaction du public semble être celle d'une précaution extrême. La recommandation de limiter ces produits pour réduire le risque de cancer colorectal a été entendue. Toutefois, la méfiance des consommateurs à l'égard de la viande rouge et de la charcuterie reste manifeste. La question demeure : cette tendance va-t-elle perdurer?







