Près de 300 000 retraités ne seront plus concernés par l’augmentation de la CSG de 1,7 point, mise en place depuis janvier 2018. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a confirmé lors d'une interview que cette mesure serait élargie davantage que prévu.
Un geste élargi pour plus de retraités
Face aux préoccupations grandissantes de la population retraitée, le gouvernement a pris la décision d'exonérer 300 000 retraités de la hausse de CSG. Cette annonce fait suite à un engagement pris en mars 2018, qui concernait initialement seulement 100 000 personnes. À l'époque, il s'agissait de ne pas appliquer l'augmentation à ceux dont le revenu fiscal de référence dépasse légèrement le seuil fixé : 14 404€ par an pour un individu seul et 22 051€ pour un couple.
Conditions d'exonération clarifiées
Édouard Philippe a expliqué que la mesure visait à corriger une injustice technique : certaines personnes, bien qu'individuellement sous le seuil, étaient touchées par la hausse à cause de leur situation conjugale. Pour éviter cela, il sera désormais nécessaire de dépasser ce seuil pendant deux années consécutives pour être affecté par l’augmentation de la CSG. Ainsi, 300 000 retraités pourront bénéficier de cette exonération, ce qui représente un coût d’environ 350 millions d’euros pour les finances publiques. Cette mesure sera intégrée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019.
Retraités et perte de pouvoir d'achat
Environ 60 % des retraités, soit 7,5 millions de personnes, sont touchés par cette hausse de CSG votée en 2018. Pendant ce temps, la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages est présentée comme un correctif à la perte de pouvoir d’achat. Toutefois, il est à noter que cette mesure s’étalera sur trois ans, alors que l’augmentation de la CSG est déjà appliquée. De plus, les pensions ne devraient augmenter que de 0,3 % durant cette période. Les retraités continuent donc d’appréhender une éventuelle baisse de leur pouvoir d’achat, alors que le gouvernement ne prévoit pas de rétablir la demi-part fiscale pour les veuves, un sujet controversé indiqué par le ministre des Comptes publics.







