Le parquet de Nanterre a lancé une enquête visant le site de vente en ligne Sex Dolls Europe, soupçonné de diffuser des images pornographiques impliquant des mineurs. Ce signalement, émis par l'association Mouv'Enfants, qui se bat contre les violences sexuelles sur les enfants, a suscité une vive réaction des autorités.
Une manifestation était initialement prévue à Levallois-Perret pour dénoncer l'activité discrète de cette entreprise opérant dans un quartier résidentiel. Toutefois, l'événement a été annulé en raison de complications logistiques, comme l'a rapporté Mouv'Enfants. Sur place, des policiers ont effectué des vérifications dans l'immeuble où devait se tenir la protestation.
Des interpellations à l'échelle nationale
Cette affaire fait écho à d'autres enquêtes menées à Paris, où des plateformes comme Shein et AliExpress sont sous le feu des enquêteurs pour avoir proposé à la vente des poupées similaires. En novembre dernier, une grande polémique a éclaté autour de la vente de telles poupées sur des sites e-commerce, révélant que des produits de ce type étaient accessibles à des mineurs. Les enquêtes englobent des infractions relatives à la diffusion d'images pornographiques ou violentes.
Au mois de décembre, une autre enquête a été ouverte en lien avec le site britannique Little Sex Dolls, accusé de commercialiser ces poupées en France. À cette occasion, un représentant de l'association Mouv'Enfants a déclaré : "Il est impératif que la société se mobilise pour protéger les enfants contre ces dérives." Les autorités ont d'ores et déjà procédé à une vingtaine d'interpellations de personnes soupçonnées d'avoir acquis ces produits en ligne, témoignant de la gravité de la situation.
Les experts appellent à une prise de conscience collective et à des mesures plus strictes pour encadrer le commerce en ligne de produits jugés inappropriés pour les mineurs.







