Une centaine de membres de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, accompagnés de conchyliculteurs, ont mené une opération de filtrage au port de Sète, provoquant d’importants embouteillages. Cette action, qui a duré plus de sept heures, visait à attirer l’attention sur leurs revendications légitimes concernant les importations de produits agricoles, notamment dans le cadre des accords avec le Mercosur.
Dès 7h du matin, les agriculteurs ont bloqué l’entrée Est du port, contrôlant les camions qui entraient et sortaient. Mael Coudou, viticulteur, a déclaré : "Nous filtrons les camions pour voir ce qui entre et ce qui arrive chez nous par le port". Les camions transportant des remorques turques n'ont pas été retenus, tandis que ceux transportant des marchandises sensibles – comme du bétail et des graines – ont été mis à l'arrêt pour justifier leurs provenances.
Une rencontre avec les responsables du port
Au cours de cette action, une délégation d'agriculteurs a été reçue par Olivier Carmes, le directeur du port, et Denis Igert, le responsable du commerce. Cette réunion, marquée par des échanges francs, a permis de rappeler que l’exportation de bétail ne concernait que des têtes et que les fruits importés ne concurrençaient pas les produits locaux, une affirmation qui a été accueillie avec scepticisme par les agriculteurs.
"On a joué la transparence", a résumé Olivier Carmes.
Des inquiétudes persistantes
Cette mobilisation souligne les craintes persistantes des agriculteurs, notamment face à la concurrence étrangère et aux difficultés administratives accrues. L’impact potentiel des accords commerciaux, tels que ceux avec le Mercosur, représente une source d'inquiétude pour la filière agricole locale. En dépit des réponses des responsables portuaires, les agriculteurs demeurent sur leurs gardes et continuent de revendiquer une meilleure protection de leur secteur.
Ce type d’action, déjà observé en décembre, fait partie d’un mouvement plus large visant à défendre les droits des agriculteurs et à s’opposer aux importations qu’ils considèrent comme déloyales. Le climat de mécontentement reste palpable, reflétant une détermination inébranlable parmi les exploitants agricoles du pays.







