Le livre "Corps à cœur" de Jessie Auryann, récemment classé comme 'dark romance', déclenche un véritable tollé. Plus de 36 000 signatures ont été recueillies sur une pétition en ligne, demandant son retrait des plateformes de vente, tandis que le procureur de la République et l'organisme Pharos ont été alertés.
Un livre aux contenus troublants
Ce roman, disponible sur des sites comme Amazon où il se classe parmi les meilleures ventes, a suscité une grande polémique en raison de scènes explicitement violentes, incluant des actes de torture et de violences sexuelles impliquant des mineurs. De nombreux lecteurs ont décrit ces passages comme "traumatisants" et "révoltants".
La publication est précédée d'un avertissement stipulant un contenu "pour public averti et majeur", mais les signataires de la pétition estiment que cela ne suffit pas. Ils invoquent même l'article 227-23 du Code pénal, qui vise à interdire la diffusion de matériel pornographique impliquant des enfants.
Réactions et conséquences légales
Le contexte s'est intensifié lorsque Antoine Léaument, député de La France insoumise, a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer les extraits du livre. Il a déclaré s'être senti nauséeux face aux scènes explicitement pédocriminelles qu'il a découvertes dans cet ouvrage. Selon lui, ce dernier viole les dispositions de l'article 227-24 du Code pénal, qui sanctionne la diffusion de tels contenus.
Je découvre avec la nausée les extraits du 'livre' en ligne 'Corps à cœur', qui présente des scènes explicitement pédocriminelles en les 'romançant'. Cette publication contrevient à mes yeux à l'article 227-24 du Code pénal. Je saisis Pharos et le procureur de la République. pic.twitter.com/vBEyxf9NrY
— Antoine Léaument (@ALeaument) February 23, 2026
Ce dernier article encadre strictement les actes de fabrication, diffusion ou commercialisation de contenus violents ou pornographiques, principalement lorsque ces messages peuvent être accessibles aux mineurs. La situation actuelle soulève donc de vives interrogations sur la régulation de tels ouvrages littéraires.
Pour sa part, Jessie Auryann a tenté de défendre son œuvre, affirmant qu'elle entend explorer des thématiques difficiles tout en prenant le soin d'inclure des avertissements précoces dans son livre. "Je ne cautionne aucun des actes décrits", a-t-elle souligné, ajoutant vouloir aborder "des sujets tabous".
Cette affaire, qui bat son plein sur les réseaux sociaux, illustre à quel point le monde littéraire peut être le théâtre de conflits éthiques, et pose un débat crucial sur la limite entre la liberté d'expression et la protection des mineurs.







