Suite à la disparition de Nemesio Oseguera Cervantes, « El Mencho », patron du cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), le Mexique est plongé dans un chaos grandissant. Ce dimanche 22 février 2026, des attaques concertées ont éclaté dans plusieurs régions, notamment autour de Guadalajara, bastion du CJNG, marquant une intensification de la violence.
Des barrages routiers, des véhicules en flammes, et des affrontements sanglants caractérisent la réponse du cartel face à sa perte de leadership. Les forces de l'ordre tentent d'imposer un retour à l'ordre mais peinent à maîtriser la situation. Cette spirale de violence soulève d'importantes questions sur l'efficacité et la capacité de l'État mexicain à contrôler la situation. Pour analyser cette crise, le podcast Le Titre à la Une a invité Frédéric Saliba, journaliste et expert en crime organisé.
« Ce rapport de force ne fait que commencer », a-t-il déclaré, soulignant que la mort d'El Mencho, surnommé le « Pablo Escobar mexicain », pourrait réactiver des rivalités et des luttes de pouvoir au sein du cartel et avec d'autres groupes criminels. La région, déjà fortement marquée par la violence, pourrait connaître une escalade des hostilités.
Les violences semblent tout particulièrement s’adresser au gouvernement et à la population, intégrant un message de menace: « Si nous perdons nos leaders, nous déstabilisons le pays ». Ce phénomène exacerbe la réalité d'un État dont les institutions sont souvent infiltrées par le crime organisé, comme le souligne Mediapart. La question qui se pose maintenant est de savoir si l'État a suffisamment de ressources pour répondre à cette nouvelle menace.
En effet, depuis la libération controversée du fils d'El Chapo en 2019, le gouvernement a souvent été accusé de capituler face au crime, ce qui a renforcé les cartels. Cependant, avec la pression des États-Unis, notamment l'administration Trump, il existe des signes d'une possible coopération entre les deux pays pour contrer le CJNG, ce qui pourrait modifier le rapport de force.
Selon plusieurs analystes, bien que le cartel soit affaibli, sa structure hiérarchique lui permettrait de survivre à la mort de son leader. Les cartels mexicains, bien que régionaux, entretiennent un réseau complexe où le pouvoir se renforce malgré les pertes. Comme l’a mentionné Le Monde, la drogue continue à circuler, et les cartels sont toujours actifs, malgré l’opposition de l’État.
En somme, le Mexique se trouve à un tournant crucial. Alors que le CJNG tente d'affirmer son pouvoir, la réponse du gouvernement sera déterminante pour l'avenir du pays. Les prochains jours seront cruciaux, tant pour la population que pour le gouvernement face à un défi qui dépasse largement le simple cadre local.







