Le commissaire européen Stéphane Séjourné doit présenter la semaine prochaine une loi sur le "made in Europe", avec un soutien quasi unanime de l'UE. Des discussions continuent, notamment sur les implications de cette mesure.
Lors d'une réunion à Bruxelles, les ministres de l'Industrie ont souligné leur désir de voir ce texte adopté rapidement tout en demandant qu'il soit "bien ciblé et proportionné", a rapporté le vice-président de la Commission européenne. Cela nécessitera l'introduction d'obligations pour certaines industries, comme l'automobile, afin de bénéficier de financements publics.
"L'objectif est simple : produire en Europe les composants essentiels pour notre sécurité économique," a rappelé Séjourné.
Cependant, ce projet a d'ores et déjà généré des débats animés au sein de l'Union. Certains États, et même des membres de la Commission, s'opposent au projet en mettant en avant le respect des principes du libre-échange et leur méfiance vis-à-vis de la protection économique. Ces divergences ont conduit à des reports de la présentation législative, maintenant fixée au 4 mars.
Un texte le plus ambitieux possible
Séjourné a également pour objectif de garantir la pérennité des secteurs stratégiques susceptibles de disparaître sans interventions, tout en maintenant un équilibre entre les différentes sensibilités politiques, géographiques et économiques. Plusieurs États membres, dont l'Allemagne, plaident pour une extension de la définition du "made in Europe" à d'autres pays partenaires pour préserver les relations commerciales internationales.
"Mon but est d'avoir un projet aussi ambitieux que possible, tout en conciliant les diverses sensibilités", a-t-il affirmé, ajoutant que cela nécessitait du temps pour élaborer un texte qui soit acceptable tant pour le Parlement européen que pour les États membres.







