La réunion qui s'est tenue ce jeudi matin au ministère de l'Économie avec les distributeurs de carburants n'a abouti à aucune décision concernant une éventuelle régulation des prix. La promesse de certains distributeurs, tels que Leclerc ou la Coopérative U, de réduire la facture des consommateurs se heurte à une nouvelle augmentation des coûts.
Les prix à la pompe vont-ils enfin baisser ? Selon les déclarations des représentants des distributeurs, rien n'est moins sûr. Je ne connais pas de baguette magique pour faire baisser les prix, a témoigné l'un d'eux, comme rapporté par l'AFP. Francis Pousse, président du syndicat Mobilians, qui regroupe environ 5.800 stations-service traditionnelles, a indiqué que la réunion n'avait produit aucune décision significative.
Bien qu'aucune mesure contraignante n'ait été mise en place pour le moment, le ministère de l'Économie et des Finances a noté que certains distributeurs se sont engagés à passer rapidement à des baisses de prix, en réponse aux fluctuations du cours du pétrole. TotalEnergies a par ailleurs affirmé maintenir son plafonnement à 1,99 euro le litre pour l'essence, tout en augmentant son plafond pour le gazole à 2,09 euros. D'autres distributeurs ont promis des baisses significatives, variant de 10 à 30 centimes par litre.
Nouvelle remontée des cours du pétrole
Ce discours intervient dans un contexte de hausse des prix du pétrole : après avoir enregistré une baisse mardi suite à des déclarations de Donald Trump sur la guerre en Iran, le baril a franchi le seuil symbolique de 100 dollars ce jeudi. Cette hausse est en partie attribuée à la fermeture du détroit d'Ormuz, une voie de transit cruciale pour l'hydrocarbure, malgré la décision de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) de débloquer d'importants stocks stratégiques.
Mercredi, le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a mentionné que sa marge de distribution était actuellement très faible, tout en assurant que les prix des carburants allaient baisser nettement à la pompe dans les prochains jours. Quant à Michel-Edouard Leclerc, il a prédit une baisse d'environ 30 centimes par litre pour les jours à venir, tout en prévenant que les prix allaient être sujets à des fluctuations importantes.
Francis Pousse, sceptique, a répété : Je ne connais pas la recette magique de Michel-Edouard Leclerc pour faire 30 centimes de baisse. Nous sommes soumis à l'économie de marché. Les stations-service, particulièrement celles des zones rurales, restent sous tension face à cette situation instable.







