Donald Trump a fait pression lundi sur ses alliés, y compris les grandes puissances européennes, pour qu'ils surmontent leurs hésitations à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz, un passage stratégique sous tension face à l'Iran.
Le conflit, qui dure depuis plus de deux semaines, a déjà coûté la vie à plus de 2.200 personnes, principalement en Iran et au Liban, plongeant le Moyen-Orient dans une instabilité alarmante.
L’impact du conflit inquiète le monde entier, à la fois pour son effet sur l'économie mondiale et pour l'approvisionnement énergétique, créant une instabilité géopolitique notable.
Cinq pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et le Canada, ont exprimé des réserves quant à une offensive terrestre israélienne au Liban, avertissant que cela pourrait entraîner des conséquences humanitaires désastreuses et prolonger le conflit.
Pour assurer la sécurité de ce corridor maritime vital, Trump a proposé que des navires de guerre de l'Otan, ainsi que de la Chine, soient déployés dans la région.
"Depuis 40 ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans un problème mineur," a déclaré Trump, sans nommer les pays visés, mais en montrant son impatience vis-à-vis du Premier ministre britannique, Keir Starmer.
Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Trump a qualifié d'"décevante" la réaction du Royaume-Uni, traditionnellement considéré comme le "Rolls Royce des alliés," rappelant ainsi la présence militaire américaine en Allemagne, au Japon et en Corée du Sud.
Tant le chancelier allemand Friedrich Merz que le Premier ministre britannique ont rejeté l'idée d'une opération de l'Otan dans le détroit d'Ormuz, bien que Starmer ait laissé entendre qu'une coopération pourrait se faire avec d'autres nations pour rouvrir ce passage maritime.
"Nous ne participons pas à cette guerre," a affirmé le chancelier allemand, ajoutant que ce n’était pas une question relevant de l'Otan. Starmer a déclaré travailler à un plan "viable" pour rouvrir le détroit.
Trump reste convaincu que malgré leurs réticences, le Royaume-Uni et la France viendront en aide aux États-Unis pour cette mission.
Il a aussi fait savoir que plusieurs pays avaient exprimé leur volonté de participer, sans préciser lesquels. Concernant la Chine, dépendante du pétrole de la région, Trump a évoqué une demande pour repousser d’un mois une visite à Pékin.
La semaine dernière, les membres de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) avaient convenu de libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, un mouvement sans précédent depuis 50 ans, avec la promesse de débloquer encore plus si nécessaire.
Un événement particulier s’est produit lorsqu'un pétrolier pakistanais a traversé le détroit, ce qui pourrait indiquer que certains transferts ont bénéficié d'un passage sécurisé négocié avec l'Iran, offrant un certain répit aux marchés pétroliers.
De leur côté, les autorités iraniennes continuent de mener des attaques contre leurs voisins du Golfe, notamment à Dubaï, affectant une des plus importantes artères du trafic aérien mondial.
Les tensions persistent alors que le drone a causé l'interruption temporaire de l'aéroport de Dubaï et que d'autres attaques ciblent des installations pétrolières et aéroportuaires aux Émirats.
En Irak, un drone a été abattu à proximité d’un hôtel de luxe sans faire de blessés, tandis qu'une attaque de roquettes visant l'ambassade américaine a été interceptée.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont signalé que d'autres cibles américaines seraient bientôt visées, appelant à l'évacuation de leurs employés sans détails supplémentaires.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a averti que les États-Unis et Israël devraient être prêts à faire face à une nation déterminée à poursuivre le conflit sans relâche.
Israël, de son côté, a intensifié ses frappes contre des installations en Iran, alors que des débris de missiles ont atteint des lieux sensibles à Jérusalem, montrant ainsi l'escalade des tensions.
Les opérations terrestres israéliennes continuent contre Hezbollah au Liban, avec plus d'un million de personnes déplacées depuis le début de cette agression, soulignant la gravité de la situation dans la région.
Le Hezbollah a, quant à lui, revendiqué des actions contre des troupes israéliennes, illustrant ainsi le climat de conflit où chaque part y joue un rôle actif.







