Lundi, Donald Trump a exprimé son inquiétude face au désintérêt manifeste de certains de ses alliés, en particulier parmi les grandes puissances européennes, pour participer aux efforts visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, une voie maritimes cruciale perturbée par les tensions avec l'Iran.
Plus de deux semaines après le début de l'offensive militaire conjointe d'Israël et des États-Unis contre la République islamique, qui a causé la mort de plus de 2.200 personnes, la majorité étant en Iran et au Liban, l'escalade du conflit suscite des inquiétudes mondiales concernant son impact sur l'économie et la stabilité géopolitique.
Les dirigeants de cinq pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et le Canada, ont appelé à "éviter" une large offensive terrestre israélienne au Liban, avertissant que cela pourrait engendrer une catastrophe humanitaire et prolonger le conflit.
"Pour sécuriser le détroit, par où transite un cinquième des réserves mondiales d'hydrocarbures, j'appelle les pays de l'Otan ainsi que la Chine à envoyer des navires de guerre", a déclaré Trump, soulignant que les États-Unis protègent leurs alliés depuis des décennies.
Il a critiqué le Royaume-Uni, traditionnellement perçu comme un allié incontournable, qualifiant son attitude de "décevante", à l'heure où des forces américaines sont déployées dans divers pays, dont l'Allemagne et le Japon.
Les dirigeants britannique et allemand ont cependant écarté la possibilité d'une action de l'Otan pour sécuriser le détroit, tout en suggérant une coopération éventuelle pour rouvrir cette importante voie maritime. Le chancelier allemand a déclaré : "Nous ne participons pas à cette guerre, ce n'est pas une affaire de l'Otan".
Trump, malgré le scepticisme de certains, reste convaincu que le Royaume-Uni et la France, en dépit de leurs réserves, apporteront leur soutien à la sécurisation du détroit. Il a également annoncé que plusieurs pays avaient répondu favorablement à son appel, même s'il n'a pas précisé lesquels.
Le président américain a également signalé une dépendance des marchés à l'énergie, notant que la semaine dernière, les membres de l'Agence internationale de l'énergie ont convenu de libérer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques, une mesure historique.
Dans un contexte de tension accrue, un pétrolier pakistanais a réussi à traverser le détroit d'Ormuz, ce qui indique que certaines opérations peuvent bénéficier d'un passage sécurisé négocié avec l'Iran, selon MarineTraffic.
Les frappes de drone iraniennes continuent de cibler des installations dans les pays voisins, aggravant la situation. De nombreuses infrastructures pétrolières et aéroportuaires ont été impactées cette semaine, mettant en péril les opérations économiques locales.
Alors que le conflit s'intensifie, le Hezbollah a poursuivi sa résistance en ciblant des troupes israéliennes, tandis qu'Israël intensifie ses bombardements sur des infrastructures en Iran. La communauté internationale scrute ces développements avec une attention croissante, redoutant une déstabilisation encore plus grande de la région.
Le président israélien a sollicité le soutien des nations européennes pour mettre un terme à la menace que représente le Hezbollah, tandis que les tensions à la frontière libanaise s'accentuent avec la fuite d'environ un million de personnes depuis le début des hostilités.







