Donald Trump a exprimé lundi son mécontentement envers certains alliés des États-Unis qui hésitent à s'engager dans la sécurisation du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale affectée par les tensions avec l'Iran. "Nous vous défendons depuis quarante ans, pourquoi ne vous impliquez-vous pas dans une situation si minime ?" a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche, visiblement frustré par leur manque d'initiative.
Cette déclaration survient plus de deux semaines après une opération israélo-américaine qui a exacerbé le conflit, faisant plus de 2.200 morts, principalement en Iran et au Liban. La guerre actuelle soulève des inquiétudes à l'échelle mondiale, en particulier en ce qui concerne l'impact sur l'économie et l'approvisionnement en hydrocarbures, et crée une instabilité géopolitique croissante.
Les dirigeants de cinq pays occidentaux, incluant la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et le Canada, ont récemment appelé à "éviter une offensive terrestre israélienne au Liban" qui pourrait avoir des conséquences humanitaires désastreuses, aggravant une situation déjà complexe.
Dans sa quête pour rétablir la sécurité dans le détroit d'Ormuz, où transite environ un cinquième du trafic mondial de pétrole, Trump réclame que ses alliés de l'OTAN ainsi que la Chine contribuent en envoyant des navires de guerre. Bien que le chancelier allemand Friedrich Merz ait clairement affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une affaire de l'OTAN, des discussions sur une possible collaboration entre nations pour rouvrir le passage maritime sont en cours.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer assure qu'il est en train de développer un plan viable, tout en refusant de s'engager dans une guerre plus large. Trump a également évoqué son espoir de voir le président français Emmanuel Macron augmenter son soutien, malgré des réponses qu'il jugent insatisfaisantes.
En ce qui concerne la Chine, Trump a menacé de reporter un voyage si le pays ne s'engageait pas, rappelant que 90% de ses importations de pétrole transitent par le détroit. Après une réponse évasive de Pékin, il a déclaré avoir demandé à la Chine de retarder sa visite d'un mois.
Alors que les tensions perdurent, un pétrolier pakistanais a franchi le détroit, suggérant que certains transporteurs pouvaient bénéficier d'un passage sécurisé négocié avec l'Iran. A la suite de cet événement, les marchés ont enregistré une légère détente, les prix du pétrole chutant.
Parallèlement, l'Iran, focalisé sur ses intérêts régionaux, continue de frapper des bases américaines et s'en prend régulièrement aux infrastructures du Golfe, y compris l'aéroport de Dubaï qui a subi une attaque de drone interrompant temporairement son fonctionnement.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a récemment déclaré que les États-Unis et Israël avaient compris la détermination de l'Iran à poursuivre ses objectifs, quelles qu'en soient les conséquences. Pendant ce temps, Israël intensifie ses frappes contre les cibles iraniennes, notamment à Téhéran et dans d'autres régions stratégiques.
Dans le contexte de la guerre, l'armée israélienne a entrepris des opérations terrestres ciblées contre le Hezbollah, tandis que plus d'un million de personnes ont été déplacées en conséquence. L'escalade actuelle de la violence continue d'attiser les tensions dans toute la région.







