Le roi Charles III a fait escale vendredi aux Bermudes, territoire britannique de l'Atlantique, après une visite d'État aux États-Unis de quatre jours, visant à renforcer les relations entre Washington et Londres, mises à l'épreuve par des tensions liées à la guerre en Iran.
Ce séjour sur l'archipel, qui a débuté jeudi, est sans la présence de la reine Camilla, et constitue la première visite du roi dans un territoire ultramarin britannique depuis son accession au trône.
Judith Alexander, ancienne directrice d'école à la retraite, a exprimé sa joie de rencontrer le roi et a rappelé la visite de la défunte reine Élisabeth II, qu'elle a eu l'honneur de rencontrer avec ses parents. "C'est un véritable honneur d'accueillir le roi ici, c'est le premier territoire ultramarin qu'il visite," a-t-elle confié à l'AFP.
Durant son séjour, Charles a assisté à des danses traditionnelles, où des artistes masqués, vêtus de costumes colorés et ornés de plumes, ont célébré un folklore riche en influences africaines, amérindiennes et caribéennes.
Ces masques peints, héritage de l'époque de l'esclavage, rappellent aux participants leurs ancêtres qui étaient contraints de dissimuler leur identité pour danser en public. Les tenues, agrémentées de clochettes, symbolisent les chaînes de l'oppression.
Peu avant son départ des États-Unis, l'ancien président Donald Trump a salué le roi en le qualifiant de "formidable". Il a également annoncé la suppression des droits de douane sur le whisky écossais "en l'honneur du roi et de la reine du Royaume-Uni", a rapporté le New York Times.
Trump, enthousiaste à l'idée de la monarchie britannique, a accueilli le roi et la reine Camilla avec tous les honneurs, y compris des militaires en tenue d'apparat et un dîner de gala à la Maison-Blanche. Le discours du roi au Congrès américain, mardi dernier, fut un moment officiel marquant, où il est devenu seulement le deuxième souverain britannique à s'adresser à cette assemblée, après sa mère, Élisabeth II, en 1991.
Son intervention a été bien reçue, malgré des sujets sensibles, notamment la défense de l'Ukraine et le changement climatique, appelant les deux nations à fortifier leurs valeurs communes face aux nouvelles crises internationales. À un moment où la relation entre Londres et Washington subit quelques turbulences, Charles a exhorté les alliés à ne pas se replier sur eux-mêmes.







