Les forces de gendarmerie des Pyrénées-Orientales ont arrêté trois suspects, âgés d’une quarantaine d’années, accusés d'avoir escroqué de nombreuses victimes lors de faux accrochages. Ce coup de filet, mené le 24 mars par la compagnie de Perpignan en étroite collaboration avec la brigade départementale de renseignements et d’investigations judiciaires, vise à enrayer un phénomène en pleine recrudescence dans la région.
En fin février, une mise en garde sur l’augmentation des arnaques au rétroviseur avait déjà été publiée, signalant un modus operandi bien établi où les escrocs simulent des accidents de voiture. Lors de ces incidents, ils accusent leurs victimes d’avoir endommagé leur rétroviseur. Pour rendre leur arnaque encore plus convaincante, un complice se fait passer pour un assureur et persuade souvent des individus âgés, plus vulnérables, de payer immédiatement en espèces.
Ce dernier incident a été une surprise pour les gendarmes qui ont pris ces hommes en flagrant délit, ce qui a permis de réaliser des saisies considérables. Selon les premières investigations, ces suspects seraient liés à au moins 42 cas similaires. Actuellement, ils ont été placés en détention provisoire et une information judiciaire a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire, qui a choqué les résidents de la région.
Des experts en criminalité financière estiment que ces types d'escroqueries pourraient progresser dans d'autres régions si des mesures ne sont pas prises. "Il est essentiel que les victimes potentielles soient alertées sur ces techniques", déclare Jean-Pierre Martin, criminologue à l’Université de Perpignan. Les forces de l'ordre continuent leur enquête pour démanteler l'ensemble du réseau derrière ces arnaques.







