Les récents rapports d’autopsie des deux femmes, conjointe actuelle et ex-compagne de Cédric Prizzon, révèlent qu’elles ont été asphyxiées. Les deux enfants du suspect devraient être rapatriés ce jeudi 2 avril.
Neuf jours après l’arrestation de leur père, les deux enfants de Cédric Prizzon, suspecté dans le meurtre de leurs mères respectives, vont être rapatriés du Portugal vers la France. Le tribunal a précisé que les enfants, âgés de 12 ans et 18 mois, seront pris en charge par les autorités françaises à Lisbonne au cours de l'après-midi.
Les deux enfants, accompagnés de leurs chiens présents lors de l'interpellation de leur père, bénéficieront d'une prise en charge de l’Aide sociale à l’enfance, en attendant qu’un juge des enfants se penche sur leur situation, a déclaré le procureur de Rodez, Nicolas Rigot-Muller.
Cédric Prizzon nie toute préméditation
Le rapport d’autopsie révélé par plusieurs médias, y compris Le Monde, a confirmé que les deux femmes avaient été victimes d’asphyxie. Leurs corps ont été découverts le 25 mars, enterrés dans une zone isolée près de Bragança, au Portugal. L’ancien policier de 42 ans, arrêté à proximité, a depuis été placé en détention provisoire.
Sous interrogatoire, Prizzon a admis avoir tué son ex-compagne et sa compagne actuelle, tout en niant avoir planifié les meurtres. Des sources rapportent qu’après avoir quitté l’Aveyron avec les femmes et ses enfants, il avait envisagé de quitter l'Europe pour l'Afrique du Nord, mais une violente dispute aurait conduit aux tragiques événements.
« Le mieux, c’était le Portugal »
Capturé à la frontière franco-espagnole à Irun, Prizzon a expliqué aux autorités qu’il avait choisi le Portugal pour échapper aux forces de l’ordre, croyant que la surveillance y serait moins rigoureuse. Ses antécédents judiciaires, comprenant des condamnations pour violences domestiques et menaces, révèlent un parcours tumultueux avec son ex-compagne, ponctué de conflits ouverts.
Ce drame familial souligne une fois de plus les graves problématiques liées aux violences faites aux femmes et la nécessité d'une vigilance accrue de la part des services sociaux et judiciaires. Alors que l’enquête se poursuit, des voix d'experts s'élèvent pour appeler à une plus grande sensibilisation concernant les violences domestiques en France.







