La question déchirante que soulève la famille d'Ambre, 15 ans, est comment un autocar peut circuler avec une porte de soute ouverte sans aucune alerte. Le tragique accident s'est produit le 30 janvier 2026, sur la RD1092 en Isère, alors qu’Ambre se rendait à son cours de natation. Ce jour-là, le car de la société UTP, faisant le trajet entre Saint-Marcellin et Grenoble, a causé une catastrophe : la porte de la soute à bagages, restée largement ouverte, a violemment percuté la jeune fille.
Le témoignage de Nicolas Dastugue, le père d’Ambre, témoigne d’une douleur incommensurable. Il décrit la scène comme d’une violence inouïe : « Ambre a été percutée au niveau de la nuque par la porte de la soute qui dépassait du véhicule. Elle a été tuée sur le coup. » Ce drame souligne une question cruciale sur la sécurité des transports en commun.
La gravité de l'impact ne laisse guère de place au doute quant à la soudaineté du choc. Plus choquant encore, la conductrice n’a réalisé l'ouverture de la soute qu'à son arrivée au terminus. « Cet accident a brisé toute notre famille », ajoute le père de la victime.
Que tous les cars soient équipés d’un système d’alerte
Les enquêteurs cherchent à établir les responsabilités dans ce drame. « Nous voulons savoir s’il y a eu une défaillance technique ou une erreur humaine. La négligence a tué », plaide Me Rajon, l’avocat de la famille. Devant les multiples alertes sonores émis par les véhicules de tourisme pour une ceinture oubliée ou une porte mal fermée, il est saisissant de constater que certains bus de transport ne possèdent pas de tels systèmes.
« Il faut faire évoluer la réglementation pour que tous les cars soient équipés de systèmes d’alerte », insiste-t-il avec force. Nicolas Dastugue, en mémoire de sa fille qu'il décrit comme son « rayon de soleil », souhaite que ce drame devienne un électrochoc pour protéger les futurs usagers et piétons.







