« C’est un cauchemar. Je suis brisé et détruit. J’ai l’impression qu’une partie de moi est morte ce jour-là. » Ces mots résonnent dans le cœur de Thierry Vacelet, dont le fils, Benoît, a été tragiquement assassiné à Dax, dans les Landes, le 31 mai 2025, quelques jours avant son dix-huitième anniversaire. Onze mois après ce drame, Thierry revient sur une année marquée par la douleur, la quête de vérité et un processus de deuil difficile, désormais indissociable de son combat judiciaire.
Dans un témoignage poignant, Thierry évoque sa colère contre l’auteur de l'attaque et un sentiment d’abandon face à une justice qu’il perçoit comme lente. Le quotidien familial a été profondément bouleversé et sa femme s'est réfugiée dans des activités cachées tandis que leur fille s'éloigne dans le sport. Thierry, quant à lui, se concentre sur les initiatives judiciaires pour faire entendre son cri de désespoir. « On avance pour Benoît », insiste-t-il, soulignant l’importance de la solidarité familiale en ces temps sombres.
Le drame de la nuit fatidique reste gravé dans son esprit, détaillant les événements avec une précision angoissante. Benoît, qui ne devait pas sortir ce soir-là, a décidé de retrouver des amis. Peu après, Thierry reçoit un appel dévastateur : « Viens vite, Benoît a été agressé au couteau. C’est grave ! » Environné par l'inquiétude et la colère, il se précipite vers les lieux de l'attaque, avant d’être conduit vers l'hôpital, où le personnel lui annonce la tragique nouvelle : son fils est décédé suite à une hémorragie interne. Il se souvient alors de la douleur d’annoncer le pire à sa famille, une douleur qui le brise chaque jour.
Le 6 juin 2025, une foule nombreuse se rassemble à Dax pour rendre hommage à Benoît. Thierry témoigne de l’infinie tendresse des poignées de mains et des embrassades de ceux qui l’ont connu. Cependant, la question qui le hante demeure : quelles étaient les circonstances entre l'arrivée de Benoît et son agression ? Sa quête de vérité le pousse à se battre pour que le cas ne tombe pas dans l'oubli. « Ce qui me permet d’avancer aujourd’hui, c’est ce combat pour Benoît », explique-t-il, se battant pour que l’auteur présumé du meurtre soit jugé comme un majeur, espérant des peines sévères pour que justice soit rendue.
Actuellement incarcéré et en attente de jugement, l’auteur présumé des faits, âgé de seulement 16 ans à l'époque, représente pour Thierry une partie du système judiciaire qui doit être réformé. « Je ne veux pas rester les bras croisés. Ce combat est devenu un combat général pour tous les parents qui souffrent », déclare Thierry, déterminé à faire entendre sa voix.
En préparation de l’avenir, Thierry envisage une marche blanche à Dax pour localiser la mémoire de Benoît, un événement significatif pour toute la famille, promettant une célébration de la vie de son fils. « La vie est courte, et il est temps de penser à moi aussi », conclut-il, son cœur lourd mais son esprit en quête de paix.







