Il était impossible d'échapper à la vaste opération policière dans le quartier des Capucins et rue Élie-Gintrac, le lundi 27 avril en après-midi. Classé comme un Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD), ce secteur a vu l'engagement de plus d'une centaine de policiers, parmi lesquels des agents nationaux et municipaux, soutenus par des CRS. Cette action visait à démontrer qu'aucune zone ne doit être considérée comme un territoire de non-droit.
Aux Capucins, comme ailleurs, la nature a horreur du vide. Dès qu'un trafic de stupéfiants est démantelé, de nouveaux dealers n'attendent pas longtemps pour prendre la relève. Ce lundi, les autorités étaient omniprésentes : à pied, à cheval, à VTT, et à moto, les policiers ont multiplié les contrôles sous l'œil attentif du préfet Étienne Guyot, du procureur de la République Renaud Gaudeul et du maire Thomas Cazenave.
Le maire a déclaré : "Aujourd'hui, nous changeons de méthode. Lorsque j'ai rencontré le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, j'ai exprimé ma volonté d'augmenter nos efforts, mais j'ai besoin de leur soutien." Ce dialogue a abouti à l'ouverture d'un commissariat conjoint et à l'arrivée d'unités de force mobile supplémentaires. "Nous cherchons des actions concrètes qui donnent des résultats. La sécurité est l'affaire de tous", a-t-il ajouté, évoquant également la rédaction d'un nouveau contrat de sécurité intégrée.
Une présence marquée sur le terrain
Pour les commerces et les habitants des Capucins, l'intensité de l'opération a été surprenante. "La mission est d'avoir une empreinte forte sur la voie publique," a déclaré le préfet Étienne Guyot. Il a souligné la nécessité d'adapter les forces policières face à la délinquance, qu'elle soit organisée ou plus anodine.
"Il faut une présence régulière et adaptable de la police," a sous-ligné Guyot.
Agissant sur requisition du procureur, les policiers ont relevé des infractions liées aux stupéfiants et effectué de nombreux contrôles d'identité avec une équipe spécialisée de la Police aux Frontières (PAF).
Plusieurs individus ont été conduits au poste pour vérification de leur situation, confirmant que l'objectif de cette opération était de renforcer la visibilité policière.
Vers des poursuites judiciaires
"Chaque jour, les polices nationale et municipale travaillent main dans la main aux Capucins," a rappelé le procureur Renaud Gaudeul. "Nous devons améliorer notre capacité à identifier rapidement les points de deal et y remédier. Nos actions concrètes donnent des résultats, mais nous devons continuer à progresser." Ces initiatives s'inscrivent dans un cadre plus global de collaboration sécuritaire à Bordeaux, visant à restaurer la tranquillité des citoyens.







