Hacène, un jeune homme de 24 ans originaire de la région francilienne, est actuellement jugé devant le tribunal correctionnel de Paris. Il fait face à des accusations graves, notamment d'homicide en lien avec des affaires de trafic de drogue. Ce mardi, il est soupçonné d'avoir enrôlé, via les réseaux sociaux, un adolescent de 17 ans pour commettre un crime à Marseille en 2023.
Reconnu par les forces de l'ordre, Hacène, surnommé « le H », est déjà impliqué dans une enquête sur l'assassinat d'un chauffeur VTC innocent par un adolescent de 14 ans en octobre 2024. Son influence sur un groupe de jeunes semble s'étendre comme l'indique Le Parisien.
Enfermée dans sa cellule de la prison de Réau, Hacène aurait mis en place une méthode rodée de recrutement, choisissant des jeunes via des plateformes sociales. Des enquêteurs ont découvert un groupe intitulé « Pirates » créé sur Snapchat, regroupant le lycéen, Hacène, ainsi qu'une complice, Lola D. Ce dernier, qui se dit en quête d'un « boulot simple et rapide », avait été recruté avec une promesse de 50 000 euros pour blesser quelqu'un.
Le 10 juin 2023, tout est mis en œuvre pour passer à l’action, selon les consignes données par Hacène. Lola D. se transforme alors en chauffeur, dirigeant le jeune homme vers une planque où furent retrouvées non seulement une arme de guerre, une kalachnikov, mais également de la drogue.
Selon le plan initial, l'étudiant devait tirer dans les jambes de deux personnes et éliminer deux autres, dans un contexte de guerre de territoires autour d'un point de deal. Toutefois, l’opération tourne mal et se solda par une bagarre au cours de laquelle l’adolescent a porté deux coups de couteau à un homme surpris.
Ce jeune homme, décrit par les experts comme ayant un état psychologique préoccupant, se retrouve jugé devant le tribunal pour enfants, tandis que Hacène et ses complices font face à la justice pour des actes qui rappellent la dure réalité de la criminalité organisée en France.
Des analystes de la criminalité, tels que ceux cités par le Parisien, soulignent que cette affaire illustre l'importance croissante des réseaux sociaux dans le recrutement de jeunes pour des actes violents. Il s’agit là d’un phénomène alarmant qui appelle à une vigilance accrue des autorités.







