Le parquet général de la cour d’appel de Paris a officiellement demandé la réouverture des investigations concernant Luc Besson, visé par une plainte déposée par l’actrice Sand Van Roy. Cette affaire, qui s’inscrit dans le cadre des révélations #MeToo, avait initialement été classée sans suite.
Conformément à des révélations de Mediapart, le parquet justifie sa demande par l’apparition de nouveaux éléments, notamment des analyses ADN effectuées sur un sous-vêtement appartenant à Sand Van Roy. Le rapport d’un laboratoire néerlandais a révélé des traces ADN susceptibles de relancer cette affaire. La chambre de l’instruction de la cour d’appel se penchera sur cette demande le 2 juin prochain.
Un tournant possible dans l’affaire
Ces nouvelles analyses renforcent la possibilité d'une réévaluation des charges à l'encontre de Besson, jusqu'alors déclaré innocent par la justice à plusieurs reprises. Le 25 février 2019, un premier classement sans suite avait écarté les accusations, suivi par un non-lieu en décembre 2021. Les demandes répétées pour rouvrir l’enquête ont toujours été rejetées jusqu’à présent.
Le conseil de Luc Besson, Me Thierry Marembert, a choisi de ne pas commenter cette nouvelle requête, précisant que toute attention devrait être portée à la décision à venir de la chambre de l'instruction. De son côté, l'avocat de Sand Van Roy, Me Antoine Gitton, attire l'attention sur le fait que l'ADN de Besson aurait été trouvé sur le sous-vêtement en question, et déplore que ce point n'ait pas été correctement pris en compte lors des enquêtes antérieures.
Ce procès pourrait représenter un véritable tournant dans cette affaire, qui a été marquée par des développements juridiques souvent controversés. Luc Besson, qui a défendu sa position en déclarant ne pas se souvenir de nombreux faits évoqués par Sand Van Roy, a aussi mentionné avoir vécu une relation consensuelle.
Alors que les discussions en interne continuent sur les implications de cette affaire, d'autres personnalités, telles que le musicien Jacky Terrasson, font également face à des accusations similaires, témoignant d'un climat de vigilance accrue autour des comportements inappropriés dans l'industrie créative.







