Mende sous le feu des engagés : une bataille d'affiches divise la ville

Mende témoigne d'une vive tension entre féministes et identitaires, la ville riposte.
Mende sous le feu des engagés : une bataille d'affiches divise la ville
La ville de Mende a décidé de porter plainte après une succession d’affichages dans les rues de la commune les 8 et 9 mai. © Radio France - Said Makhloufi

Le week-end du 8 mai a été le théâtre d'une véritable bataille d'affiches à Mende, où un collectif féministe et un groupe de jeunes identitaires, connu sous le nom de "Jeunesse Mendoise", se sont affrontés par le biais de collages. Face aux dégradations observées dans l'espace public, la municipalité a décidé de porter plainte.

Les féministes, se présentant sous le nom des "colleuses", ont lancé leur initiative dans la nuit du 7 au 8 mai pour commémorer l’armistice. Elles ont affiché des portraits de femmes résistantes au nazisme, figures emblématiques de la Lozère, dont plusieurs avaient des liens avec les réseaux de résistance ou le camp de Rieucros. Ce geste symbolique a été contrecarré le lendemain par les militants de la "Jeunesse Mendoise", qui ont distribué des stickers dans la ville pour attirer l’attention sur le Comité du 9-Mai, un rassemblement nationaliste à Paris.

La municipalité de Mende n'a pas tardé à réagir, diffusant un communiqué condamnant fermement ces actes de vandalisme, en particulier la prolifération de stickers sur le mobilier urbain, ainsi que la présence de messages haineux. Cela, selon le communiqué, nuit à la qualité de vie des résidents et ternit l'image de la ville. En outre, la mairie a souligné que l’espace public doit être respecté et ne peut être utilisé à des fins militantes ou idéologiques. Ainsi, décider de porter plainte permettra d’identifier et de sanctionner les responsables de ces dégradations.

Christophe Lacas, élu délégué à la propreté, a également pointé du doigt le temps que les agents municipaux doivent consacrer à retirer ces affichages, ce qui nuit à leurs missions habituelles. La mairie réitère son engagement envers le respect de l’espace public et la coexistence pacifique. Patricia Saint-Léger, la maire de Mende, a déclaré : "On ne tolère plus ce genre de tags et de slogans à Mende. Nous prendrons des mesures à chaque fois". Cette situation soulève des questions sur la manière dont les espaces publics sont utilisés dans le cadre de luttes politiques et sociales, et sur l'importance d'un dialogue constructif dans une société de plus en plus polarisée.

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