Lors d'un jugement marquant, la cour criminelle des Pyrénées-Atlantiques a condamné Matthieu Tabaud, un homme de 46 ans, à onze ans de réclusion criminelle. Il a été reconnu coupable d'avoir exploité la vulnérabilité d'une retraitée de 94 ans, Jeanne Narbout, à qui il a soustrait près d'un million d'euros de son patrimoine avant de l'envoyer vivre dans une maison de retraite au Maroc, selon la République des Pyrénées.
Ce procès s’est tenu les 17 et 18 mai 2026 et a révélé un cas flagrant d'abus de faiblesse. Tabaud, un représentant en vin, avait rencontré Jeanne Narbout en 2019, alors qu'elle n'était âgée que de 88 ans. Leur relation s'est rapidement intensifiée, avec un pacs en quelques semaines. Aux yeux de Tabaud, Jeanne était sa "marraine de cœur", mais son comportement laisse penser à des intentions malveillantes, se cachant derrière de prétendues "erreurs de gestion".
830 000 euros détournés
Les investigations ont mis en lumière un réseau de transferts financiers complexes, comprenant la clôture de comptes bancaires, le rachat d’assurances-vie et des virements réguliers vers ses propres comptes. Au total, le préjudice a été évalué à 830 000 euros, un montant qui a scandalisé la cour.
Un déplacement troublant
Après avoir extorqué la retraitée, Tabaud a choisi de l'envoyer au Maroc. À Casablanca, elle a été retrouvée dans un état de grande vulnérabilité. Bien que Tabaud ait affirmé sa bonne santé, une intervention au consulat de France a révélé que Jeanne souhaitait retourner en France. Malheureusement, elle est décédée dans sa maison de retraite le 13 juillet 2025, à l'âge de 94 ans.
La défense se battait pour dissocier les accusations d’enlèvement de celles de détournement de fonds, mais le passé criminel de Tabaud, déjà condammé pour des actes similaires, a pesé lourd dans la balance. Il a maintenant un délai de dix jours pour faire appel de sa condamnation.







