DANS LES ARCHIVES – Le 2 juillet 1988, un Transall de l’armée allemande a connu un atterrissage d’urgence dramatique au Taillan, près de Mérignac. À midi, l’incident a blessé les six membres d’équipage, ce qui a provoqué une réaction rapide des secours locaux. L’article témoigne des événements tragiques de ce jour-là.
« L’avion a survolé ma maison vers 11 h 30 à une altitude très basse. J’ai remarqué que l’hélice gauche était arrêtée », raconte Monsieur Taalbi, habitant d’Eysines. Comme lui, de nombreux témoins ont décrit le Transall en difficulté, essayant désespérément de trouver un terrain pour atterrir.
L’appareil s’est écrasé peu après 11 h 50 dans une zone agricole, réduisant à néant un champ de maïs avant de heurter la berge de la Jalle. Les conséquences ont été violentes : l’avion était complètement déchiqueté.

Coincés dans le cockpit
Des gendarmes, alertés par des témoins, se sont rapidement rendus sur les lieux, où ils ont découvert des membres de l’équipage coincés dans les débris. Certains avaient pu s’en extraire, tandis que d’autres attendaient d’être dégagés par les secours.
Les six blessés, dont aucun n’était en danger de mort, ont été transportés à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux. Les enquêteurs espèrent obtenir des informations cruciales lors des auditions qui suivront.
Des flots de kérosène
Le Transall avait décollé le même matin de la base de Landsberg, en Allemagne, pour récupérer un bataillon de parachutistes. En se rapprochant de l’aéroport, l’appareil a subi une défaillance moteur, confirmée par plusieurs témoins. Le pilote a tenté de faire unLarge cercle pour atterrir dans une zone dégagée.
Bien que l’avion ne se soit pas enflammé, le kérosène s’est échappé des réservoirs brisés, créant un risque supplémentaire pour les équipes de sauvetage sur place. La rapidité de l’action des secours a été saluée, mais l’horreur de la situation reste gravée dans les mémoires.

Un examen minutieux des lieux a révélé que l’accident aurait pu être bien plus tragique. En effet, le Transall aurait pu heurter d’autres structures s’il avait été forcé de s’écraser dans une zone plus densément peuplée.
Une enquête mixte franco-allemande est en cours pour déterminer les causes exactes de l’accident. Les témoignages des survivants seront cruciaux, tout comme les analyses ultérieures des boîtes noires qui fourniraient des détails sur les événements ayant précédé le crash.







