Au cœur de Luynes, Brigitte, une retraitée, a été victime d'une escroquerie particulièrement orchestrée, se faisant dérober 2000 euros par des faux gendarmes et banquiers. Le fait s'est produit le 5 janvier, lorsque, croyant recevoir un appel légitime, Brigitte a été piégée par des individus se faisant passer pour des autorités. "Ça n'arrive qu'aux autres" disait-elle avant de se rendre compte que même les plus méfiants peuvent tomber dans un tel piège.
Tout commence lorsqu'un numéro affichant la gendarmerie nationale apparaît sur son téléphone. En pleine conversation avec sa fille, Brigitte, perplexe face à cette intrusion, répond à l'appel. À l'autre bout du fil, un homme, se présentant comme un gendarme, l'informe qu'elle a été victime d'une fraude. Il l'avertit de retraits suspects sur son compte, prétextant qu'un représentant de sa banque, le Crédit Mutuel, la rappellera.
Rapidement, une femme se disant de la division des fraudes du Crédit Mutuel rejoint la conversation. Elle prétend qu'un montant de plus de 300 euros a été retiré de son compte, lui demandant des détails sur des possibles achats sur des sites comme Amazon et un séjour en Espagne. Brigitte, convaincue par la crédibilité de la situation, devient de plus en plus confiante.
Les escrocs poussant leur manipulation jusqu'à lui demander de détruire sa carte bancaire en la coupant en deux, elle s'exécute sous la pression. À peine la carte coupée, un homme sonne à sa porte, les escrocs connaissant son adresse. Elle lui remet l'enveloppe contenant sa carte, persuadée que tout cela était pour sa protection.
Ce n'est qu'après coup qu'elle découvre l'ampleur des dérobements en consultant son compte en ligne. Des retraits fréquents de 200 à 300 euros, menaçant de dépasser ses limites de retrait, la laissent abasourdie. En contactant sa banque, Brigitte prend conscience de la perte et réalise que des événements similaires s'étaient déjà produits avec son mari, qui avait eu la sagesse de ne pas livrer sa carte.
Des experts alertent sur l’augmentation de ce type d’escroquerie, particulièrement ciblée sur les personnes vulnérables. La gendarmerie de Luynes confirme que leur numéro a été utilisé frauduleusement et invitent les citoyens à faire preuve de vigilance. Brigitte, qui traverse déjà une période personnelle difficile, a plongé dans l’angoisse de cette situation. "Je pensais être prudente, mais dans cet état, je n'étais pas sur mes gardes," déclare-t-elle. Malheureusement, cette histoire illustre à quel point les escrocs exploitent les émotions des victimes pour satisfaire leurs desseins malveillants.







