La situation en Iran est de plus en plus préoccupante alors que le régime fait face à des accusations de « massacre » lors de la répression des manifestations qui secouent le pays. Depuis le 28 décembre, les manifestations ont éclaté à Téhéran et dans d'autres villes, initialement provoquées par des préoccupations économiques. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, un chiffre qui pourrait être, selon des experts, bien plus élevé. Le journal Le Monde souligne que certains rapports évoquent jusqu'à 2 000 victimes, suscitant des inquiétudes quant à des crimes contre l'humanité.
En réponse à ces manifestations sans précédent, le régime iranien a imposé une coupure d'internet, rendant difficile la communication entre les manifestants et le reste du monde. De plus, environ 2 600 personnes auraient été arrêtées au cours des dernières semaines. Bien que les autorités reconnaissent certaines des préoccupations économiques soulevées, elles rejettent l'idée que les manifestants représentent la majorité des Iraniens, les qualifiant d'« émeutiers » soutenus par des puissances étrangères telles que les États-Unis et Israël.
Le président américain, Donald Trump, appelle à des actions concrètes et a affirmé que l'armée américaine examinait des « options très fortes » concernant la situation en Iran, ajoutant que des discussions pourraient avoir lieu. "Il semble que le régime iranien cherche à négocier. Des appels ont été avancés, et une rencontre se prépare", a déclaré Trump, tout en mettant en garde que des actions pourraient être envisagées avant que cela ne se réalise.
Entre-temps, le climat politique en Iran est exacerbé par des appels à la résistance, avec des manifestations appelant à restaurer la monarchie déchue. Reza Pahlavi, fils de l'ancien Shah, a exprimé sa volonté de revenir en Iran pour mener une transition démocratique, appelant même les forces de sécurité à se joindre au peuple.
Ce climat tendu est un réel défi pour le régime, et les experts craignent que si la répression ne fait que s'intensifier, elle pourrait alimenter davantage la colère populaire. Ce qui rend la situation d'autant plus délicate pour un régime qui se retrouve aujourd'hui pris dans un étau entre contestation interne et pression internationale.







