Les agriculteurs en Charente-Maritime et Charente font face à une journée agitée, ayant débuté leurs actions dès 4 heures ce matin. Ils ont mis en place des barrages filtrants et bloqué le dépôt pétrolier de La Pallice à La Rochelle en réaction à l'approbation par l'Union européenne du traité du Mercosur.
Des organisations telles que la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, ainsi que Coordination Rurale, mènent la fronde. Ce nouvel accord de libre-échange entre l'Europe et l'Amérique du Sud suscite de vives inquiétudes chez les agriculteurs, qui craignent une concurrence déloyale. Selon Le Monde, la mise en œuvre de ce traité pourrait augmenter l'importation de produits agricoles à bas prix, mettant ainsi en péril les filières locales.
Le rond-point de la République à Périgny, plus connu comme le rond-point des 4 chevaliers, s'annonce particulièrement congestionné ce jour-là. La préfecture a alerté sur de possibles ralentissements sur la RN137, recommandant aux automobilistes d'éviter cette route et de prendre des itinéraires alternatifs. Le Préfet de la Charente-Maritime, Brice Blondel, a souligné l'importance d'anticiper les déplacements en raison des perturbations prévues.
En complément, la Coordination Rurale a également prévu d'utiliser des tracteurs et bennes remplies pour symboliser sa défiance face à cette situation. En Charente, la colère se fait également ressentir ; la FNSEA 16 a allumé plusieurs feux de protestation à des ronds-points, indiquant que les actions s'intensifieront encore aujourd'hui.
Au-delà des routes bloquées, ces actions illustrent un sentiment plus large parmi les agriculteurs, qui se sentent de plus en plus menacés par des politiques agricoles perçues comme défavorables. Pour le sociologue et expert en agriculture, Dr. Julien Martin, "la signature de cet accord pourrait signifier un coup fatal pour des milliers d'agriculteurs qui luttent déjà pour leur survie".
La situation est donc à surveiller de près, alors que le mécontentement face aux décisions politiques ne cesse de croître. Les agriculteurs, soutenus par une partie de la population, sont déterminés à faire entendre leur voix dans ce contexte de crise.







