L’homme a nié les faits pendant le procès, qui s’est tenu à huis clos à la cité judiciaire de Poitiers, vendredi 23 et lundi 26 janvier 2026.
Le troisième procès de cette session de la cour criminelle départementale a pris fin ce lundi 26 janvier 2026. Un homme de nationalité tunisienne, âgé de 30 ans, a écopé d’une peine de douze ans de réclusion criminelle, en plus d’une interdiction définitive d’entrer sur le territoire français. Il a été jugé pour des actes de viol sur son épouse et pour des violences infligées à son ancienne compagne ainsi qu’à leur fille qui n’avait que quelques mois à l’époque. Les juges ont également décidé de lui retirer son autorité parentale. Le ministère public, quant à lui, avait demandé une peine de seize ans de prison.
A l'origine, le procès devait se dérouler en correctionnelle en octobre 2022, mais la gravité des accusations de viol a conduit le tribunal à se déclarer incompétent. Un juge d'instruction a donc été impliqué. Le procès devant la cour criminelle a eu lieu à huis clos, ce qui a limité la couverture médiatique.
Une audience marquée par le déni
« Nous n’avons eu aucune reconnaissance des faits lors de l’audience, » a commenté Me Gaborit, représentant la partie civile. « Tout en regrettant son refus de prendre ses responsabilités, ma cliente se dit satisfaite du verdict. L’essentiel était que sa souffrance soit reconnue, ainsi que celle de sa fille. » Le retrait de l’autorité parentale est vu comme un geste symbolique fort par l'avocat.
Ce procès souligne l'impact des violences conjugales en France. Selon les statistiques de 2022, une femme sur dix serait victime de violence au sein de son couple. Les avocats et les organisations de défense des droits des femmes saluent ce jugement, qui pourrait encourager d'autres victimes à se manifester. (Source : La Nouvelle République)







