Après une escalade de tensions provoquée par la mort tragique d’un manifestant, le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a révélé lundi que les agents fédéraux, envoyés par l'administration Trump pour gérer les troubles liés à l'immigration, quitteront la ville à partir de demain.
« Certains agents fédéraux commenceront à quitter la zone demain, et je continuerai à lutter pour que le reste s’en aille », a tweeté Frey, soulignant son engagement à apaiser la situation après des manifestations mouvementées.
Les récents événements ont provoqué une vague d'indignation à travers le pays. La mort d'un deuxième manifestant, survenue samedi, a intensifié les critiques à l'égard des opérations fédérales. Dans une déclaration, Donald Trump a évoqué la nécessité de mettre fin aux violences qui secouent le Minnesota, tout en appelant à la paix et à la réconciliation.
Des experts en relations interethniques, comme le sociologue Alain Touraine, estiment que ce retrait pourrait offrir une chance de désescalade, mais soulignent également que la méfiance envers les forces de l'ordre demeure forte dans certaines communautés : « Les tensions ont des racines profondes, et tant que les dialogues ne seront pas réinstaurés, la peur et la méfiance perdureront », précise-t-il.
Le sort des agents fédéraux et l'avenir de Minneapolis sont désormais au cœur des préoccupations, alors que la ville aspire à retrouver un semblant de normalité. Le débat autour de l'intervention fédérale et des droits civiques ne fait que commencer, comme le rapportent plusieurs médias locaux.







