Une enquête judiciaire met en lumière un incident embarrassant pour l'académie militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan, localisée dans le Morbihan. Quatre élèves-officiers sont actuellement soupçonnés d'être impliqués dans un incendie survenu à bord d'un navire militaire au Japon en novembre 2024, selon des informations diffusées par l'AFP le 28 janvier.
Les faits se sont déroulés le 25 novembre 2024 dans la baie de l'Île d'Okinawa. Un feu a éclaté sur un vieux cargo battant pavillon américain, ancré dans la région. À cette période, les élèves-officiers se trouvaient au Japon dans le cadre d'une formation, ils avaient profité de leur temps libre pour explorer le navire.
Ils avaient quitté le Japon, sans alerter les autorités
D'après les premiers témoignages, les militaires ont admis avoir monté à bord du navire sans autorisation et d'y avoir causé un incendie de manière involontaire. Aucune alerte n'a été donnée aux autorités locales ni à leur hiérarchie avant leur retour en France, un mois plus tard, en décembre 2024.
En août 2025, près de neuf mois après l'incident, c'est le ministère de la Défense du Japon qui a alerté sur la situation en mentionnant des militaires français sans donner de détails. L'enquête a confirmé qu'il s'agissait d'élèves-officiers de Saint-Cyr-Coëtquidan. Un juge d'instruction français a ouvert une enquête pénale pour destruction et dégradation par moyen dangereux et vol aggravé, et la suspicion de dissimulation de preuves a également été retenue. En parallèle, les quatre officiers font l'objet d'une enquête disciplinaire de l'armée de Terre.
Cette affaire soulève des questions sur le comportement des élèves-officiers et la nécessité de transmettre des informations cruciales lors d'incidents de cette nature. Les autorités militaires et judiciaires continuent d'examiner les circonstances précises de cet incendie, qui reste une source d'embarras pour l'institution militaire française.







