Un membre actif du collectif identitaire Némésis a été hospitalisé dans un état grave après une rixe survenue jeudi soir à Lyon, lors d'une conférence animée par l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, comme l'a rapporté l'Agence Radio France. Suite à ces événements, le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour "violences aggravées".
Pronostic vital engagé
La conférence de Rima Hassan, prévue à 18 heures à Sciences Po Lyon, a été le point de départ des tensions. Aux alentours de 17h40, des militantes de Némésis ont déployé une banderole affichant "Dehors les islamo-gauchistes". Peu après, une rixe a éclaté impliquant environ cinquante personnes. Selon des informations fournies par le parquet, les forces de l'ordre ont été alertées vers 19h40, lorsqu'un homme, dont le pronostic vital était engagé, a été secouru et transporté à l'hôpital.
Le collectif Némésis a déclaré sur son compte X que la victime, âgée de 23 ans, était l'un de leurs jeunes militants participant au service d'ordre. Ce dernier a été décrit comme un "jeune fidèle de la paroisse Notre-Dame de l’Isle à Vienne", d'après Adrien Rubagotti, conseiller municipal du Rassemblement National, qui a qualifié l'événement de "terrorisme de rue" savamment orchestré par "l'extrême gauche".
Les réactions politiques
La réaction du maire de Lyon, Grégory Doucet, a également été rapide. Ce dernier a condamné, sur les réseaux sociaux, l'extrême violence de la rixe, affirmant que "rien ne peut justifier de tels affrontements". Il a exprimé son soutien à la victime, soulignant la nécessité de faire toute la lumière sur cet incident tragique.
Au-delà des déclarations, les incidents de violences politiques continuent d'inquiéter les autorités locales. Des experts de la sécurité interpellent sur la montée de ces affrontements, teintés de politiques extrêmes, qui risquent de compromettre la paix sociale au sein de la métropole lyonnaise.







