Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé ce jeudi 19 février, demandant à la Première ministre italienne Giorgia Meloni de ne pas se mêler des affaires françaises, suite à ses commentaires sur la mort tragique du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.
Macron a ironisé : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », lors d'une visite officielle à New Delhi. Meloni a qualifié cet incident survenu la semaine dernière d'« une blessure pour l’Europe entière », suscitant ainsi une réponse directe du chef de l'État français.
La cheffe de l'exécutif italien a exprimé sa tristesse sur les réseaux sociaux, qualifiant la mort de Quentin Deranque comme un « événement choquant », attribuant cette violence à des groupes d'extrémisme de gauche dans un contexte de « haine idéologique » croissante en Europe.
Meloni a ajouté : « Lorsque la haine et la violence remplacent le dialogue, c'est toujours la démocratie qui en pâtit », une déclaration qui n’a pas manqué d'agacer Macron.
Il faut rester calme
Le président a rétorqué en soulignant que les nationalistes qui préfèrent rester à l'écart des affaires extérieures sont souvent les premiers à commenter les événements d'autres pays. « Il n’y a pas de place en République pour ceux qui adoptent la violence », a-t-il déclaré, appelant au sein des partis extrêmes à « faire le ménage » après ce tragique épisode.
« Il faut rester calme » et se souvenir des valeurs républicaines, a-t-il insisté. Macron a aussi pointé du doigt les violences tant de l’extrême gauche que de l’extrême droite. Dans le cadre de cette affaire, la mort de Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a suscité l’arrestation de onze suspects, tous associés à des mouvements d'ultragauche, dont trois sont proches du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune garde dissoute en 2025.







