Une vidéo publiée le 12 février met en lumière un événement controversé à l'école des Beaux-Arts de Bordeaux, révélant des individus masqués détruisant une piñata en forme de voiture de police. Le préfet de Gironde a réagi en signalant l'incident au procureur de la République, comme l'a rapporté ICI Gironde.
Dans son communiqué, le préfet souligne les aspects choquants de cette performance réalisée dans un cadre éducatif, où l'on peut apercevoir des messages hostiles à l'État et aux forces de l'ordre. Des slogans virulents résonnent en arrière-plan, amplifiant le caractère provocateur de la scène. La piñata, traditionnelle dans la culture mexicaine, est utilisée ici de manière symbolique, pour traduire un sentiment anti-policier croissant.
Un précédent à Mulhouse qui fait écho
Le préfet a évoqué un phénomène inquiétant, déclarant que "cette action fait écho à une performance similaire qui s'est déroulée le 29 janvier 2026 à la Haute école des arts du Rhin (HEAR) de Mulhouse". Après cette dernière mise en scène, une enquête avait été lancée pour outrage aux forces de l'ordre. Les experts s'interrogent sur la limite entre liberté d'expression et incitation à la violence. Selon le sociologue Pierre Duval, "l'art doit provoquer, mais il ne doit pas inciter à la haine. La ligne entre les deux peut parfois être floue, mais il est crucial de la respecter".
Dans son communiqué, le préfet conclut : "Si la liberté d'expression et la créativité artistique sont garanties par notre État de droit, elles ne peuvent justifier des actions qui encouragent la violence ou nuisent à nos forces de l'ordre". Cette prise de position soulève un débat sur le rôle de l'art dans les luttes sociales actuelles, et sur la manière dont il est perçu par le grand public.







