Ce jour-là, une opération importante s'est déroulée à Châteauroux. Les forces de l'ordre se sont rendues au domicile d'un septuagénaire pour l'interpeller dans le cadre d'une enquête pour dégradations sur un cabinet médical. L'homme, connu pour ses convictions politiques, a ouvert le feu sur les policiers, entraînant un échange de tirs.
Les policiers dans la ligne de mire
Vers 9 heures, les agents ont tenté de l'interpeller devant sa porte, mais ne recevant aucune réponse, ils ont décidé de rester aux alentours. Au moment où il a descendu ses poubelles, il a sorti une arme à feu, tirant quelques balles sans blesser personne.
Suite à cet échange, il s'est retiré dans son appartement au troisième étage, où il a commencé à lancer des grenades sur les policiers présents en bas. Bien que certaines grenades aient échoué, une a explosé sans faire de victimes, déclenchant un périmètre de sécurité et l'évacuation des habitants.
Le RAID a été mobilisé, mais les tentatives de négociation n'ont pas réussi. Finalement, l'assaut a été donné, et le suspect a été immobilisé grâce à un chien de service.
Un arsenal inquiet
Le septuagénaire a été blessé lors de l'assaut et médicalisé, étant inconscient au dernier rapport de l'AFP, selon les déclarations du procureur, David Marcat. Lors de la perquisition, la police a découvert un arsenal d'armes non déclarées, comprenant plusieurs armes de poing chargées, un fusil à pompe, et un atelier de fabrication de munitions, jusqu'à 20 armes de poing et même une mitraillette dans la cave.
Militant du Rassemblement national
Le maire de Châteauroux, Gil Avérous, a décrit cet homme comme un militant bien ancré du Rassemblement national. Bien qu'il ait participé aux élections législatives en 1993, aucune motivation politique n'a été avancée dans cet incident, a précisé le procureur. Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicides en direction des forces de l'ordre, et celle-ci est maintenant gérée par la police judiciaire d'Orléans.







