Une récente étude réveille les inquiétudes fiscales : plus de 13 000 ménages soumis à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) échappent à l'impôt sur le revenu (IR). Cette découverte survient après une vive controverse entre Éric Lombard, ancien ministre de l'Économie, et Amélie de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics.
Selon une note de la Commission des finances du Sénat, consultée par un reporter de l'AFP, environ 10 % des contribuables assujettis à l'IFI déclarent un impôt sur le revenu nul ou négatif. Cela a été confirmé par Le Monde.
Après ajustement pour les décès survenus dans l'année et les non-résidents, ce chiffre est révisé à 7,3 %, permettant ainsi de conclure à 13 335 contribuables aisés ne versant pas d'IR.
Ces informations ont été obtenues par le biais d'une connexion entre des données sur les patrimoines immobiliers les plus élevés et ceux assujettis à l'IR, au travers de la direction générale des finances publiques (DGFiP).
Ces éléments confirment les déclarations de l'ancien ministre Éric Lombard
Les données analysées, se basant sur les informations fiscales de 2024, indiquent que plus la richesse des ménages augmente, plus la proportion d'entre eux ne paie pas d'impôt sur le revenu. Au sein des 0,1 % des foyers les plus riches, environ 10,2 % d'entre eux, soit près de 2 500 foyers, échappent à cet impôt. Ce chiffre grimpe à 14,9 % pour les 0,01 % les plus fortunés, dont le patrimoine moyen frôle les 14 millions d'euros.
Cette situation soulève de nombreuses interrogations et appelle à réfléchir sur l'équité du système fiscal en France. Les experts soulignent la nécessité d'une réforme pour garantir une contribution juste des plus riches. Ainsi, selon Didier Migaud, président de la Cour des comptes, "il est urgent de revoir notre politique fiscale pour s'assurer qu'elle soit réellement équitable et proportionnelle aux ressources de chacun".







