L’astronaute canadien Jeremy Hansen vit des moments exceptionnels à bord du vaisseau Orion, en route vers la Lune. Dans un échange vidéo organisé samedi, il a décrit avoir ressenti l'étrange sensation de "tomber du ciel" alors que son engin spatiale naviguait sur sa trajectoire complexe.
Accompagné de ses trois coéquipiers provenant des États-Unis, Hansen a franchi le point médian entre la Terre et notre satellite naturel, un exploit remarquable à plus de 241 000 kilomètres de leur point de départ. Cette mission représente le premier survol habité de la Lune depuis plus de cinquante ans, une étape marquante dans l’exploration spatiale.
Durant les premières heures de cette aventure, Jeremy Hansen, ancien pilote de chasse de 50 ans et héros de la mission Artemis 2, a été émerveillé par la beauté du cosmos : "Des choses extraordinaires", a-t-il déclaré, expliquant que le temps passé à bord a fait disparaître le sentiment de proximité avec la Terre.
"Après un rapide sommeil, nous avons constaté à quel point la Terre était devenue lointaine", a partagé l'astronaute, lors d'une session de questions-réponses dont l’organisation a été facilitée par l’Agence spatiale canadienne (ASC).
Hansen a ensuite décrit l'injection translunaire, un processus de propulsion qui propulse Orion à moins de 200 kilomètres de la Terre avant de prendre la direction de la Lune. "J'ai eu l'impression que nous retombions du ciel vers la Terre, et j'ai dit à Reid : 'On dirait qu'on va la percuter'", a-t-il raconté en évoquant cette phase palpitante du vol.
Le premier non-Américain à voler autour de la Lune
"C'est incroyable. En réalité, on l'évite. Elle était tellement proche. Ça a été vraiment phénoménal", a-t-il ajouté avec enthousiasme.
Fier de son rôle, Jeremy Hansen sera le premier non-Américain à réaliser une telle prouesse en orbite lunaire. Ancien pilote de chasse au sein de l’Aviation royale canadienne, il a intégré l'ASC en 2009 et s'apprête à écrire une nouvelle page de l'histoire spatiale.
À noter que dans les jours à venir, lors du cinquième jour de cette mission de dix jours, Orion entamera une nouvelle phase importante : celle d’entrer dans la sphère d'influence lunaire, où l'attraction gravitationnelle de la Lune prévaut sur celle de notre planète, comme l’indique la NASA.







