Le Premier ministre israélien a annoncé, le jeudi 9 avril, avoir ordonné à son cabinet d'initier des négociations avec le gouvernement libanais. Cette annonce survient après une série de bombardements israéliens dévastateurs sur le territoire libanais, ayant causé la perte de centaines de vies.
Suite aux frappes meurtrières menées par Israël, qui, selon le ministère de la Santé libanais, ont fait plus de 300 victimes, Benyamin Netanyahou a évoqué la possibilité d'engager des discussions avec Beyrouth. Le Premier ministre a déclaré : "À la suite des demandes répétées du Liban pour entamer des négociations directes, j'ai donné instruction à mon cabinet d'agir rapidement en ce sens." Ces propos ont été rapportés par BFMTV et TF1 Info.
Ces négociations devraient en principe porter sur "le désarmement du Hezbollah ainsi que sur l'établissement de relations pacifiques entre nos deux nations." Cependant, un responsable libanais a souligné que le Liban aspire à un cessez-le-feu avant d’entamer de telles discussions, selon TF1 Info.
"Nos mains resteront sur la détente"
Cette initiative contraste avec la réaction d'Israël face à la trêve proposée par Donald Trump. Bien que le président américain ait annoncé un cessez-le-feu, l'État hébreu a précisé que cet accord ne couvrirait pas ses opérations au Liban, conduisant à une intensification des bombardements, qui ont à nouveau frappé Beyrouth avec une violence inouïe, causant des pertes humaines tragiques.
D'après BFMTV, l'armée israélienne a demandé l'évacuation de plusieurs zones au sud de Beyrouth pour empêcher d’éventuelles attaques. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a quant à lui condamné ces frappes sur X, les qualifiant de violation des accords de cessez-le-feu. Il a affirmé : "Ces agressions rendent les négociations sans parti pris impossibles ; nous sommes prêts à défendre nos intérêts."







