Après dix jours d'exploration, les astronautes d'Artémis II s'apprêtent à retrouver la Terre ce samedi 11 avril. Leur capsule, lancée à une vitesse de 38.000 km/h, doit affronter des conditions extrêmes en résistant aux 2.700°C causés par le frottement avec l'atmosphère.
La mission, qui a captivé un large public, atteindra son apogée lorsque l'équipage composé de Christina Koch, Victor Glover, Reid Wiseman et Jeremy Hansen se posera au large de San Diego, peu après 17 heures (minuit heure de Paris). Un navire spécialement équipé les récupérera après l’amerrissage.
Résister au frottement avec l'atmosphère
Le retour des astronautes représente une étape cruciale pour la mission Artémis II, car traverser l'atmosphère est toujours un moment périlleux. La capsule Orion sera illuminée comme une "boule de feu", a précisé Victor Glover lors d'une récente conférence. Ce moment stressant est d'autant plus vécu avec prudence, selon RTL, en raison d'un incident technique survenu lors d’un test à vide en 2022.
Des données techniques ont révélé une altération inattendue du bouclier thermique de la capsule lors de son retour. Malgré cela, la NASA a pris la décision de conserver le même bouclier, en ajustant la trajectoire pour un angle d'entrée direct dans l'atmosphère afin de minimiser les impacts.
« Nous pourrons commencer à nous réjouir quand l'équipage sera en sécurité », a déclaré Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la NASA, lors d'une conférence de presse. « C'est à ce moment-là que nous pourrons laisser les émotions prendre le dessus et commencer à parler de succès. » Alors que ce retour sans alunissage direct est une première étape, la NASA vise un alunissage en 2028, dans le but de poser les fondations d'une base lunaire.







