Les quatre astronautes de la mission Artémis II, Christina Koch, Victor Glover, Reid Wiseman et Jeremy Hansen, s'apprêtent à amerrir au large de San Diego, dans la nuit de vendredi à samedi. Après avoir réalisé un périple de dix jours, incluant un vol historique à plus de 406 000 km de la Terre, leur rentrée atmosphérique est le point final d'une mission déjà couronnée de succès, mais qui ne manque pas de risques.
Une descente guidée par la gravité
Retourner sur Terre nécessite une astuce : une trajectoire de "retour libre". Ce processus, qui utilise la gravité de la Terre et de la Lune, permet de réduire la consommation de carburant tout en garantissant un retour sécurisé, une méthode déjà éprouvée avec Apollo 13 en 1970.
Une rentrée atmosphérique inédite
Particularité de ce retour : la capsule Orion effectuera une rentrée atmosphérique en "rebondissant" au sein de l'atmosphère avant de replonger, une première pour un équipage. La NASA a expliqué que cela s'apparente à "faire ricocher un caillou sur l'eau", permettant ainsi de mieux contrôler la localisation de l’amerrissage et de répartir les tensions thermiques sur deux phases.
Une fois la descente amorcée, la capsule déploiera onze parachutes pour freiner son approche avant l'amerrissage. Les astronautes seront ensuite héliportés vers un navire de la Marine pour des examens médicaux avant de rejoindre Houston en avion.
Inquiétude autour du bouclier thermique
La rentrée atmosphérique pose toutefois quelques préoccupations, en raison d'un incident lors de la précédente mission Artémis I. Un problème de dégradation du bouclier thermique avait été observé, entraînant la décision de la NASA de modifier l'angle de rentrée pour minimiser d'éventuels dégâts. Jared Isaacman, directeur de la mission, a exprimé son anxiété en déclarant : "Je ne vais pas arrêté de penser à ça jusqu'à ce qu'ils soient en sécurité dans l'eau".
Vers un retour sur la Lune en 2028
Artémis II est avant tout un test pour préparer les futures missions lunaires, avec un alunissage visé pour 2028. Le programme de retour sur la Lune de la NASA se déroule en parallèle de celui des Chinois, prévus pour 2030, et inclut des collaborations avec de nombreuses entreprises développant les modules nécessaires.
Un français sur la Lune ?
Le célèbre astronaute français Thomas Pesquet a récemment évoqué sa possibilité de participation à une future mission lunaire. Dans une interview à France Inter, il a suggéré que son expérience pourrait le placer en première position pour un vol vers la Lune, même si aucun plan définitif n'a encore été établi.







