Depuis son déploiement, un système automatisé de contrôles aux frontières de l'Union européenne a réussi à refuser l'entrée à 27 000 individus sur le territoire européen. Ce nouveau dispositif d'entrée-sortie (EES) a été mis en œuvre le 10 avril dernier.
Selon des données fournies par la Commission européenne et relayées par La Libre, le système EES permet de remplacer les traditionnels tampons dans les passeports. L’enregistrement biométrique des voyageurs offre des données précieuses concernant la durée de séjour et les éventuels refus antérieurs.
Ce mécanisme est destiné uniquement aux non-citoyens européens et s'applique aux séjours de courte durée, ne dépassant pas 90 jours. L'objectif principal est non seulement de gérer les entrées, mais aussi de lutter contre l'immigration illégale. L'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) a d'ailleurs rapporté une diminution significative des passages irréguliers, atteignant environ 239 000 en 2024, soit une baisse de 38 % par rapport à l'année précédente.
Une procédure fluide et rapide
Avec l'automatisation du processus, chaque enregistrement ne prend plus qu'une trentaine de secondes, une avancée considérable dans la fluidité du passage aux frontières. La Commission européenne assure que la mise en œuvre du système se déroule en étroite collaboration avec les États membres, visant à perfectionner ainsi la régulation des échanges humains sur le continent.







