La porte-parole de la Commission, Paula Pinho, a déclaré à la presse : "Face à l'envolée actuelle des prix de l'énergie en Europe, de nombreuses mesures pourraient être envisagées, certaines ayant déjà été appliquées par le passé". Cela souligne la volonté de l'UE d'explorer efficacement des solutions qui pourraient atténuer la pression financière sur les citoyens.
Une demande portée par cinq États
Les cinq pays, à savoir l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, l'Italie et le Portugal, ont formellement demandé la mise en place d'une taxe sur les superprofits, faisant écho à une "contribution temporaire de solidarité" qui avait été instaurée après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Ce dispositif ciblait notamment les profits excessifs des producteurs d'énergie fossile.
Les dirigeants ont écrit dans une lettre adressée à la Commission que cette mesure enverrait un signal fort : "Ceux qui profitent de la guerre doivent contribuer à alléger le fardeau qui pèse sur le grand public".
Parallèlement, une enquête menée par l'ONG Greenpeace a révélé que les compagnies pétrolières réaliseraient environ 80 millions d'euros de superprofits par jour au sein de l'UE, dont près de 12 millions en France seulement. Cela équivaut à environ 2,5 milliards d'euros de surprofits pour le mois de mars.
"Actuellement à l'étude"
Le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis, a confirmé que cette demande était "actuellement à l'étude", laissant entendre que chaque État pourrait adopter ses propres politiques, tout en considérant l'intérêt d'un plan commun à l'échelle européenne.
Le débat reste actif, notamment en Allemagne, où le chancelier Friedrich Merz a suggéré d'évaluer les profits injustifiés réalisés sur le marché de l'énergie plutôt que d'implémenter une taxe. Alors que la situation énergétique se complique, la Commission devra rapidement répondre aux préoccupations croissantes des citoyens européens face à la hausse des prix.







