Dans une allocution à la nation, le président Joseph Aoun a réitéré la volonté du Liban de ne pas devenir "le terrain de jeu de conflits extérieurs".
Les discussions entre Israël et le Liban continuent, avec l'accent mis sur un "accord durable" suivant le cessez-le-feu qui a pris effet vendredi 17 avril. Le président Aoun a déclaré : "Nous entrons dans une nouvelle phase", soulignant un "travail en cours pour établir un cadre qui protège à la fois les droits de notre peuple et la souveraineté de notre nation".
Joseph Aoun a précisé que ces pourparlers directs, alors que le Liban est techniquement en guerre avec Israël depuis 1948, ne doivent pas être interprétés comme une faiblesse. Il a juré de ne pas céder "même un pouce de notre territoire".
"Nous sommes déterminés à sauver le Liban, et pour la première fois en près de cinquante ans, nous avons repris le contrôle du processus décisionnel", a-t-il affirmé. "Aujourd'hui, nos négociations sont menées pour notre propre compte, nous ne devrons plus jamais être un pion dans les conflits d'autrui".
Stratégies contre le Hezbollah
Le Liban, qui a été profondément impliqué dans le conflit régional suite à une attaque du Hezbollah, a été poussé à réagir à l'infériorité de sa situation. Le mouvement islamiste, soutenu par l'Iran, a frappé Israël le 2 mars, déclenchant une escalade des hostilités.
Dans sa déclaration, le président a exprimé sa gratitude "à tous ceux qui ont joué un rôle dans ce cessez-le-feu, notamment le président américain Donald Trump" ainsi que l'Arabie saoudite.
Depuis l'arrivée au pouvoir de Joseph Aoun et de son Premier ministre Nawaf Salam, le Liban a pris des mesures significatives contre le Hezbollah, y compris l'engagement de désarmer le groupe chiite. Ce dernier a conservé ses armes après la guerre civile (1975-1990) sous prétexte de "résistance" contre Israël, malgré le retrait de ce dernier en 2000.
Les récents efforts du gouvernement ont été marqués par des restrictions sur les activités militaires du Hezbollah, dans un pays qui reste profondément divisé sur le plan politique et confessionnel, mettant ainsi en lumière les crises internes exacerbées par l'arsenal persistant du mouvement pro-iranien.







