Donald Trump a choqué les médias avec une série de déclarations, suggérant un accord imminent avec l'Iran. La récente réouverture du détroit d'Ormuz, annoncée le 17 avril, pourrait-elle marquer un tournant dans le conflit ? Les conditions entourant ce rétablissement du trafic laissent planer un doute.
La réouverture du détroit d'Ormuz et l'annonce d'un arrêt du programme nucléaire iranien constituent deux événements majeurs survenus le 17 avril. À 14h45, après trois semaines d'un blocus presque total, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, déclare : "Tous les navires commerciaux peuvent à nouveau emprunter le détroit d'Ormuz pendant la période restante du cessez-le-feu."
Un impact immédiat sur le marché : le prix du pétrole chute de 10 % en quelques minutes. En réaction, Donald Trump s'est exprimé sur les réseaux sociaux à 15h06 : "L'Iran a annoncé que le détroit d'Ormuz est totalement ouvert et prêt à la navigation. Merci." Il a également évoqué la possibilité d'un déminage conjoint dans la zone, en maintenant néanmoins la pression sur Téhéran.
Le blocus américain demeure
Malgré cette annonce, le blocus américain se poursuit. Les navires sortant des ports iraniens sont toujours surveillés de près par la marine américaine. De plus, à 16 heures, lors d'un sommet à l'Élysée avec plusieurs pays, Emmanuel Macron a exprimé sa prudence face à cette réouverture, en faisant appel à "une réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit d'Ormuz par toutes les parties."
Le questionnement reste entier : les navires bloqués oseront-ils entreprendre la traversée ? L'Iran pourrait-il instaurer un péage ? Au moment où ces doutes persistent, Donald Trump se montre confiant à 17h49. Il déclare que l'Iran a accepté de renoncer à son programme nucléaire et s'avance en promettant un accord dans "un jour ou deux." Pour l'instant, Téhéran n'a pas confirmé ces informations.
Selon une analyse du Journal du Dimanche, cette situation pourrait influencer les relations internationales et redessiner la carte politique du Moyen-Orient. Les experts s'interrogent sur la pérennité de cette trêve et sur les enjeux économiques qui en découlent.







